‹ Un ménage en villeChapitre 17 sur 55 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

VAUBERNIER

D'abord, ou le galant est certain que la femme n'aime plus son mari et qu'elle serait disposée à le tromper, ou il a la preuve que le mari n'aime plus sa femme et... qu'il la trompe !

CAMILLE, avec un cri.

Je comprends!

VAUBERNIER

Eli bien? eh bien?... quoi donc?...

CAMILLE, Ircmblaule.

Oh ! je me souviens maintenant; son trouble quand il rentrait, ses distractions, ses tristesses... (Se jetant tout en larmes dans les bras de Vaubernicr.) Ah ! mon oncle !

JULIETTE, de même.

iMon oncle!

VAUBERNIER, aux cent coups.

Comment?.,. Ah! çà, il s'agissait donc de vous? (a Juliette.) Que le bon Dieu te béniss^^ toi!... (A Camille.) Voyons... du calme! après tout!... (à Juliette) tout ce que je dis n'est pas parole d'évangile... (a Camille.) Je ne suis pas infaillible!... (a Juliette *.)Errare human... Ah! elle n'est pas là!... Ermre... Elle est là-bas... Errare humanum est!. .. 11 n'y a pas de règles sans exceptions.

Ah! mon bon oncle! nous sommes bien malheureuses !

VAUBERNIER

Malheureuses!... vous êtes... (La serrant dans ses bras.) Tu es malheureuse!... mais qu'y a-t-il donc enfin?

CAMILLE**

II y H.., que nos maris...

JulieUi', CaiiuUc, Vaubernicr.

* Camille, Juliclle, Vaubcinicr.

VAUBERNIER

Eli bien?... vos maris?...

JULIETTE, avec éclat, lis ont un niénage en ville!

VAUBERNIER, ne comprenant pas d'abord.

Eh bien ?.. Ah! ah! oh!... (ll tombe dans un fauteuil; les deux femmes sont dans les bras Tune de l'autre.)

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