PRUDENCE D'ONTARIO
. Oui. Le gouvernement d’Ontario a constamment eu cette prudence essentielle de maintenir ses dépenses totales au-dessous du montent de son revenn annuel.
C'était le moyen d'éviter les emprunts et d’accumuler les surplus.
Voici ce que dit, à ce su :…t, M.
Harcourt, dans le même discours budgétaire, page 26 :
“ The nearer we can adhere to the old fashioned ideas of economy, the fundamental principle of which is to make the income of the year meet the expenses of the year, the better for the Province. The present very satisfactory and sound financial position of the Province is mainly due to the constancy and fortitude with which the principle has been followed. ?”
“ Plus aous adhérerons aux vieilles idées d'économie, dont le principe fpndamental est de faire en sorte que-le revenu de l’année suffise aux dépenses annuelles, le mieux se sera pour la Province. La position éminemment sûre et satisfaisante dans laquelle se trouvent actuellement nos tinances est surtout due à la persistance et à l'énergie avec laquelle a été respecté ce principe. ”
Et remerquez que, malgré cette condition florissante de ses finances, Ontario ae s’est pas départie de sa politique d'économie et qu'elle a, d'année en année, diminué ses dépenses :
“Daring last parliament, dit encore À. Harcourt, à la même page 26, altiough we were inereasing our grants, year by year for Education, Agricuhure, Hospitals & Charities, and spen: large sums in the creation fthe Breckville asylum, we were still able to reduce materially each Jear our tital espenditures. Our btal expendiures were, in 1891 : $4.- 168,459 ; in 1892 : $4,068,257 ; in 1893 : $3,907,145, and in 1894 : $3,- 839,338, ”
“Durant le dernier parlement, tout en augmentant nos octroits
d'année en année pour l'éducation l'agriculture, les hôpitaux et les charités et en-déponsant une forte somme pour la création de l'asile de Brock ville, il nous 4 été encore possible de réduire sensiblement chaque année la dépense totale. Ces dépenses ont été en 1891, de $4,158,459 ; en 1892, de #4,068,257 ; en 1893, de $3,907.145, eten 1894, de #3,839,.
Et il ajoute à la page 35, du même discours :
“ We are, at the same time, fortunately for oursei es, almost alcne in being able to claim and to prove that all our expenditures have been justifiable, that thez have been kept well within our resources, and, further, that, after: having spent millions of money on ruilways, public buildings, public works and other important public services, our position, tinancially, is admittedly exceptionnally strong an enviable. ”
‘“ Nous sommes, en même temps, par bonheur pour nous, presque seuls en état de prétendre et prouver que toutes nos dépenses peuvent se justifier, qu’elles ont été faites uniquement et exclusivement dans l'intérêt public, qu’elles ont été contenues dans les limites de nos ressources @ que, de plus, après avoir dépensé des millions sur nos chemins de fer, nos édifices publics, nos travaux publics et.
autres services publics importants, notre position financière est excep-
tionnellement reconnue comme étant solide et enviable. ?