L'EXEMPLE DES ÉTATS-UNIS
Si nous portons, maintenant, nos regards vers le Sud, nous découvrons des exemples freppants de l’économie avec laquelle une administration provinciale pourraît être conduite.
D’après les renseignements officiels recueillis par le professeur Ely, dont l'autorité en pareilles matières est reconnue, la dépense totale des différents Etats et Territoires de l'Union Américaine s’est élevée, en 1887 à $111,000,000 ; c'est-à-dire une moy-
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enne approximative de $1,85 par tête ; dns notre province, cette moyenne de dépense s’est élevée, l’an deruier à $3.75 par tête de population.
On peut prétendre qu'il y a une certaine différence entre notre administration provinciale et celle des Etats de la Confédération voisine mais je mets qui que ce soit au défi d'indiquer une différence à cet égard qui justifie cette énorme dis-
proportion entre nos dépenses admi- |
nistratives et celles de nos voisins ; et si nos allons plus loin dans l’étude du régime administratif des diffé.
rents Etats qui nous avoisinent, nous découvrons que leur politique constante a été de réduire et de faire disparaître les impôts qui pèsent sur le peuple.
En 1873, l'Etat de New-York avait prélevé des impôts au montant de #12,000,000 ; en 1894, il n’en préleva que pour $6,000 300.
En 1873, l'Etat de l'Ohio en préleva pour $5,500,000, et en 1894, ils en étaient réduits à $3,700,000.
Et toutes ces r-ductions se sant effectuées en présence d’une augimentation rapide de la population, augmentation qui est péniblement lente dans notre province.
Ces statistiques et beaucoup d’autres du même genre sont contenues ans un tableau annexé au travail q''a publié le professeur Ely sur l’Impôt aux Etats-Unis.
On conviendra qu’elles ont leur importance pour nous, et quelles méritent notre attention.