‹ Un million de binettes contemporainesChapitre 9 sur 44 · A SON FILS · texte numérisé non relu

A SON FILS

Un grenadier de la vieille, contusionné à Friedland.

Enfant, aimes-lu le schnick,

Cette eau de feu que j’adore,

Cette liqueur qui colore Le gros nez du Kaïserlick?

N’aimerais-tu pas le schnick?

N’aimerais-tu pas le schnick Qui tant consola ta mère.

Bonne et brave vivandière Dont on admirait le chic?

Enfant, aimes-tu le schnick?

Enfant, aimes-tu le schnick ?

Quand tu m’as vu le dimanche Me balancer sur la hanche Fier et hargneux comme un Sick, N’aimerais-tu pas le schnick?

N’aimerais-tu pas le schnick,

Gamin si blond et si sage,

Que je fis à mon image ?

As-tu mon goût et mon tic?

Enfant, aimes-tu le schnick?

Enfant, aimes-tu le schnick?

J’étais encore en enfance,

Que pour l’honneur dejla Fi ance, Je tins tête à feu Garrick :

N’aimerais-tu pas le schnick?

ARSÈNE HOUSSAYE

N’aimerais-tu pas le schnick?

Vois comme il faut que l’on meure, Regarde ma dernière heure...

Et reçois mon vieux carrick ; Enfant, aimes-tu le schnick ?

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