‹ Un million de bouffonneries, ou, Le blagorama françaisChapitre 12 sur 63 · A L'USAGE · texte numérisé non relu

A L'USAGE

h% personnes atteintes de la jaunisse.

Capital social t «5,000,000 ffr.

11. Kbrnbn. Oui, mon pickoun, Grassot il aurait ce droit. Et moi qui vous parle, moi Kernen, l'inventeur des Haricots des prin> CBS (sans inconvénients), z'ai pensé qu'après vingt-cinq années de paix, la France était assez mûre pour voir éclore la société que zevais fonder sous le titre *

82 UN HILUON

LA HARICOTitRE.

(Vite interruption.) Ainsi, ce cer Salmon il a fe-diioit de refaire Testomac de la France à f àidede œ précieux tubercule que l'agronome Parmentler il a importé pour l'empâtement: zénéral du peuple français; SalmoU il a le droit d*èn £aire de la fécule et de la farine au besoin ; il a le droit de créer un capital de 2. millions de francs et de prendre un brevet de 15 années (s. g. d. g.) ; aussi bien que les actionnaires ils ont le droit d'abuser de leur silence en restant cez eui à faire finre des ponmies de^ terre qu'ils n'acèteront pas à la Parmentièré : c'est dans l'esprit de la loi. (Hilarité^} Gon— tinue, mon cer Salmon ; fais pa&^att6ntion< au comique de M. DormeuU..

M. Salmon. Kernen. votre bonté m'encour rage. Je continue : Je crois^ donc que la. Ttasce n'eiëcre pas trop les farineux, et qn'etlti mordra facilement à ce gluten commandité par quatre mille actions de cinq cents francs.

L'isolement dans lequel on IttoMdt la.

OB BOUIVOIINMIBS. %9

pomme de terre a déterminé ptasteurs de mes amis, pommedeterriculteurs aussi dis-, tiDgués que savants tfiberculaiUkrope$ , à fonder la société la Parmentière»

M. ViNCBNT BouuxT. Monsieur Salmon , comment reconnaltriez-Yous dans la fabrication de votre fécule qu'il ne s*y est pas glissé une pomme de terre malade? (Rires.) ( M. Salmon . La Parmeniière a tout prévu. •Un médecin spécial sera attactié à l'entre* prise. (HUariié. ) Chaque pomme de terrepassera à la visite. Si Tune d'elles est indisposée , elle sera soignée aui frais desactionnaires. S'il s'en trouve dans le nombrequi soient invalides, hors d'état de servir an la fabrication de la farine, elles seront ser^ vies en robe de chambre aux garçons debureaux et aux bestiaux de la Parmeniière^ (Rires.)

11. Kbrnbn. Lou troun dé Diéou ! le Van* rète , mon cer Salmon ; les lois elles nete donnent pas le droit de blaguer les^ plus blagueurs que toi; ze te bénis et zete décore de la Lézion-d'Honnur -, précipite-toi sur mon cur. (M. Kernen s'approche d'une fenêtre ouverte.)

Au moment oti M. Salmon se précipite sur le cœur du président, M. Kernen, par une retraite de corps, s'effoce; M. Salmon, ne rencontrant plus,daus son impétueux élan, le cœur du père Kernen, passe par la fenêtre et va tomber sur des sacs de pommes de terre appartenant k la Parmentière.

La séance est levée.

La Pension Benrrcfort,

OU LES POFFS AOX CHEFS D*IllSTITIiïI01!.

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