‹ Un million de bouffonneries, ou, Le blagorama françaisChapitre 27 sur 63 · UNE STATUS OBS MOINES SAINT-GERMAIN · texte numérisé non relu

UNE STATUS OBS MOINES SAINT-GERMAIN

M. Kbrnen (^Mttyani une larme). Cette lettre elle est vraiment çarmante : z'en ai eu la çair de poule... Ze pense, Messieurs, qu'elle mérite d'être imprimée à trois mille exemplaires. (Non! oui! Non! oui!) Ze vais mettre la question aux voix... (Tumulte. Cris en tous sens,} Troun dé l'air ! Messieurs,

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ne zacasfeez pas tous à la fois! H s'azit de savoir si nous devons foire irapriiaer la lettre de rhonoraWe statHO...

M. BB Balzac. Si les statuts de la société ne s*y opposent pas , je n'y vois pas d'inconvénient.

M. Kbrnbn. Ze n'y puis plusteni, ze n'y puis plus teni l

(La question est mise aux voix et adoptée à une forte majorité.)

Un grand bel homme. Je demande la

parole.

M. Kbrnbn. Parlez, mon cer Monsieur ; mais d'abord, qui ôtes-vous et quel est votre état?

Le grand ml homme. Je suis habitant de Versailles.

M. Kernbn. Ce n'est pas unétat, mon cer Monsieur; mais c'est égal, ze m'en moque de votre état. (Hilanté générale.)

LE GRAND BEL HOMME. Je vicns, Messieurs, recommander un candidat à ^l'ill astre Société du Puff couronné. (Ecoute%\ écoute%\) C'est le régisseur du théUre de Versailles. (Sensation.) Cet honorable citoyen ne le cfede en rien aux plus célèbres

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piiffifttes de la capitale. Voki ses titres à votre estime et à votre admiration...

M. Kernbn. Exhibez les titres, exhibez . . Vous êtes un bien bel homme, troun dé Diéou\ (Rires.)

Le grand bel hohme. Dans les premiers jours du mois de mai , on vit cette magnifique annonce sur rafUche du théâtre de Versailles :

« Get»oir, BRITA NIGUS et LE DÉPIT AMOliai^UI^ - Ukm LES E^TJl/ACTES, on dounera leccure du projet de loi aur la Translation de» Geiidrci» de Napoléon. »^

(t^lauditfement^)

M. Kernen. Cie piiff il est impayable.

Le grand bel homme. Le 2B février dernier, l'affidie du théâtre de Versailles, contenait ces mots :

K Ge flotr , la itallff sera parfaliement ctianfr^e » (Bravos-)

M. Kernen. Ce puff-là il est mirobolant. Le grand bel homme. L'autre jonr, on

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«loBnaU «ne représentation à bénéfice sur ce même théâtre de Versailles; dans un entr'acte, M, Lallemeni, régisseur, fit une annonce au public et dit que :

Jeudi proctoain, ou douneralt RCJY-BLAH, Jon ' par Frederick - Lenialtre , «t 4ae M. VIGT iR flCJQOet sa belle famille as»!»leralent à cetie i^eprésen talion- (Triplé 9êl9e d^applatuUtsements.)

M.KBRNBN.Ce puff-là il estdélirant. Dites au rézisseur, mon cer monsieur, que nous l'admettons d*emblée dans la belle famille. Il faut que ze lève la séance , Messieurs , car ze n'y puis plus teni, ze n'y puis plus teni.

M. GiLLOT. Je demande...

M. Kbrnbn. Ze demande que vous nous laissiez tranquilles. La séance elle est levée. (Plusieurs membres veulent réveiller MM. l'é^ mir Housset et Madapolam.) Non! non! bagosse î laissez-les dormir. Ze veux qu4ls restent là zusqu'à la proçaine séance.

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De ehottcs et d*aatre»»

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