DE SA CONFIANCE
(Rireê de toutes parts.)
M. Kbhnbn. Cette annonce-là elle est ra* vissante. Êtes-vous bien sûr que votre ours il est un uurs véritable?
M. DalIgnon. Tout ce qu'il y a de plus véritable. Plusieurs de nos célèbres jouroalisies en ont mangé chez moi.
M. Kbrnbn. Les zournalistes ils en ont manzé?
M. Dalignon. Ils ont mangé chez moi Jes côtelettes d'ours.
M. DE Balzac. Probablement en papillottes, vu la profession de monsieur.
M. Kbrnbn. Silence, troun dé Diéou!
Dites-moi, mon ser monsiur Dalignon, quelles sont les vertus de votre graisse d'ours?
M. Dalignon. Elle fait pousser les cheveux-
M. Kbrnbn. En avez-vous un échantillon sur vous ?
(M. Dalignon tire de sa poche un petit pot qu'il offre à M. Kemen. )
M. Kbrnbn. Zé vux en faire l'espérieoce sur mes ceveux. (// se frotte la tète avec la graisse d'ours. Aussitôt la perruque de M. le président se détache du chef, s'élève en l'air et monte par petites secousses, poussée par h force de la végétation capillaire.— Explosion
d'hilarité et cris d'admiration sur tous les points de la salle,)
M. Dalignon. Vous portez perruque, monsieur le président?
M. Kbrnbn. Zé crois que oui. (Rires.)
M. DE Balzac (à M. Belleuil). Quel toupet!
M. Dalignon. Voyez, messieurs, les mer' veilleux effets de la graisse d'ours: elle agit sur le tissu capillaire à travers la perruque.
M. Kbenen. Troun de l'air ! ma perruque .elles*en va zusqu'au plafond ! Zamais zé né mé suis vu comme cela !.. .. Vite ! vite, monsieur Dalignon! taillez moi les ceveux! Zé (n*y puis plus teni... c'est comme des baguet- :les qui me traversent le crâne! {M, Dali- ^gnon vole à son secours.)
Ije candidat est reçu d'emblée, et Tastremblée se sépare au milieu d'une confu- -^wm extraordinaire.
.Ipjicl aux cnlIlvatenrM