QUARANTE-CINQUIÈME SÉANCE
Dès Touverture de la séance, une dame, qui attendait à la porte, demande la permission d'entretenir les illustres membres d*un objet qui les intéresse.
M. Kernkn {arrangeant son col de chemise). Nous serons çarmés de la recevoir. Messieurs, zé vous prie de vous comporter décemment, car une dame élégante veut bien nous honorer de sa visite.
M""» DE V..., en grande toilette, se présente dans la salle, et, après avoir fait une gracieuse révérence, s'exprime ainsi :
Messieurs, depuis plusieurs jours je cherche inutilement M. Crinoline {durée 5 ans), pour lui adresser mes compliments. {Tous les regards se portent sur le célèbre secrétaire, qui baisse modestement les yeux.) Son concierge m'a assuré que je le trou* verais ici.
M. Kbrnen. Son concierze il ne vous a pas trompée, madame, il est ici ; le voilà.
{M. Crinoline fait un salut.)
M°>eDB V... Je dois vous avouer, moU' sieur, que j'étais fortement prévenuecontre votre crinoline. Aujourd'hui je suis une de ses plus sincères admiratrices. Un jour je rencontrai une de mes amies intimes ; elle portait une robe qui lui seyait à ravir. Je lui en fis mou compliment. Elle, qui connaissait mon antipathie pour la crinoline, me ménagea une surprise. » Je suis heureuse de ton approbation, me dit-elle; mais, pour être juste, il faut que j'en restitue une bonne part à M. Oudinot, dont tu t'obstines à tort à contester la gloire si •bien méritée. Je t'étonnerai sans doute beaucoup en Rapprenant que c'est un ju' pon de crinoline qui soutient les plis vaporeux de cette robe dont tu semblés ad* mirer la coupe.
« Tu as beau sourire, c'est à ce jupon, en :graflde partie, que je dois les gracieuses félicitations que tu veux bien m'adresser. » Dès ce moment, il n'est pas besoin de dite •que je mis k profit cette confidence, et que Je devins l'une des plus empressées clientes •du célèbre fournisseur. Je n*ai point eu à regretter ma conversion; tous les jours
mon admira lion s'accroît pour celte merveilleuse découverte, qui a fait époque dans les fastes de ia mode, quoi qu*en dise une certaine petite feuille iiebdomadaire. Aussi ia renommée de l'inventeur a dépassé nos frontières; elle est aujourd'hui européenne ; j'ai eu lieu de m'en convaincre à Bade, où presque toutes les dames d'une société d'élite sont tributaires de ses magasins. Les sous-jupes en crino-zéphir se sont même placées sur des trônes, car vous savez qu'il reçoit fréquemment des commandes de la reine Victoria, de l'impératrice de Russie et de la grande-duchesse Olga, sa fille, etc.
ApeineM^ede V... a-t-elle prononcé ces paroles qu'un tonnerre d'applaudissements éclate sur tous les points de la salle.
M. Kbknen . Troun dé Diéou ! zamais notre illustre collègue, M. Criuollne-Oudinot, il n'a obtenu un éloze aussi flattur. On a bien raison dédire que ce qui passe par ia bouce du beau sesse il est çarmant {Se frottant les mains.) Ce ler Crinoline, Il est un hureux gaillard. [Rires.)
M. Ceinolinb. Les expressions me manquent pour exprimer la... le...
M. Kernen. Bagassel elles ue manquent zamais.
M. Crinoline. Elles me manquent... je ne peux pas dire un mot.
M. Kernen. Eh bien! çantez.
M. Crinoline. J'adopte cette ouvertuKe, et si rassemblée me le permet, je vais cbanter ma reconnaissance. {Ecoute^,)
Air : Depvis long -temps f aimais Adèle.
J'ai beau vanter ma crinoline.
Les hommes ne l'adopienl pas :
A Rome, à Vienne, et jnsqa'en Chine, Elle a rencontré mille ingrats.
Mais Taimable et charmant hommage Que les femmes de toutes parts Rendent à mes sous-jupes-fromage Met du beurr' dans (bis; mes épinards.
{Eopplosion unanime de bravos et de trépignements»)
M. Kernen. Ce couplet il est très distingué ; mais ze n'aime pas vos épinards; ze préférerais les haricots ; mvih c'est égal. iS' adressant à ^«e de V...) Madame, votre
çarmante visite elle m'a tellement distrait que z*ai oublié une circonstance essentielle. A qui avons-nous Thonneur de parler? {Rires.)
Urne DE V... A la rédactricc du Journal des Modes ridicules. {Chuchottements.)
M. Kernen. Z'aurais dû m'en douter, troun dé Vairl car vous avez dit des çoses bien ridicules. {Hilarité.) le vais zoliment vous couronner.
Mme DB y... Je Tespèrc bien.
M. GiLLOT. Je demande la parole.
M. Kernen. Ze m'en moque pas mai.
La séance est levée.
A oenx qui Tenlenl de rencens.
QUARANTE'SIXIÈIIE SÉANCE.
A rheure dite , le vénérable père Kernen^ se perche sur son fauteuil et s'exprime ainsi :
Messieurs, la perfide critique qui s'açarne après notre illustre société , elle me rappelle la fable du Serpent et la Urne. (Sensa-
328 UN MiUiion
tion^ Notre société elle est le Serpent, — noD, — je me trompe, — elle est la Lime, et lacritique elle se mord la queue. (Rire*,) Heureusement il est encore des zens éclairés qui savent apprécier nos glorieux efforts, et nous honorent de leurs suffrazes. Ainsi Tautrezour, une dame du haut paraze elle est yenue nous payer le tribut de son admiration; et auzourd*hui un illustre pharmacien vient nous encenser...
M. GiLLOT. Je demande la parole.
M. Kbhnbn. Troun de l'air! M. Zillot il est un véritable caucemar. Ze vous disais donc qu'un illustre caucemar. (HUaiiié,) Bagatse ! ce M. Zlillot il me fait perdre le fil de mon éloquence... Un illustre pharmacien vient nous encenser auzourd*hui....
Approssez, mon oer M. Marolles, sussesseur de M. Tellier, et déclinez-nous vos titres. Êtes-vous parent du fromage de MaroUes.
M. Mahollbs. C'est mon cousin.
M. Kernen. J'ai mangé ton cousin hier au soir.
M. Makollbs, successeur de M. Tellier.
Je vais vous lire mon prospectus.
M. Kernen. Lisez^ mon cer MaroUes.
DE BOUFPONFIBBIES. 329
M. Marollbs. Ce prospeetus est une circulaire adressée à MM. les curés.
M. BernahD'Latte. Raison de plus.
M. Kbrnen. m. Bernard-Latte, il dit une çose qui n'a pas de sens... Nous ne sommes pas des curés... mais c'est égal. (Rires.)
M. Mahollbs, lisant :
EÏÏCEVS DE LA TERRS-8AIHTB
k L*CSAGB DE TOITTES LES ÉGLISES DU MONDE CHRETIEN.
M. Bernard-Lattb, firedonnaiit :
L'encens des flears.
M. Kbrnen. Z*invile M. Bernard-Latte à
çanter un autre zour quand nous n*y
serons pas. {Rires.) Continuez , mon cer monsieur Marolles.
M. Marolles, continuant :
« Monsieur le Curé ,
'< J*ai rbonneur de vous informer que l'encens de la terre-sainte se trouve
chez moi, et un dépôt en est établi aux secrétariats de tous les évêchés de France et de l'étranger. Ce précieux parfum , qui se recommande de lui-môme tant par son bon marché que par sa qualité supérieure à tout ce qui a paru jusqu'ici, me méritera, je Tespère, votre confiance. Le grand débit que j'en fais et ma position dans la rue (les Vantards me permettent de m'associer à vous pour soulager les pauvres que vous connaissez, en vous priant de prélever, par grande boite, cinquante ceniimes, et par demi-botte, vingt-cinq centimes, avantage que je ne fais qu'à MM. les ecclésiastiques qui prennent chez MM. les dépositaires et direotement chez moi.
« Agréez , etc.
« Marolles. »
M. Kernen. Vous êtes un véritable philantrope, monsieur Marolles; vous soulazez les malhuruz , et vous vendez de l'encens par dessus le marcé. (Hilarité.) Vous êtes un grand pufQste, et ze vous couronne d'emblée.
M. Barbntin. Gela n'empêche pas M. le
président d*aToir fait un atroce calembour.
M. Kbrnrn. Z'ai fait un calembour?
M. Barentin. Sans doute, puisque vous avez dit au commencement de cette séance que nous allions être encensés.
M. Kbknbn {se frottant les mains). Eh bien ! ze ne m*en dédis pas ; puisque nous sommes encore presqu*en carnaval, il est permis d*étre zovial. {Hilarité,} Je lève la séance.
lies Bla|fo-Plirénol€»glste#.
quarante-septiéhe séance.
M. Kernen , admirateur du puits de Grenelle , inventeur du vin de Noé et des giboulées de mars , s'avance d'un pas grave vers le fauteuil de la présidence, qu'il enfourche avec une visible émotion.
Le jeune Crinoline-Oudinot apporte dans l'hémicycle une table recouverte d'un tapis vert, y place plusieurs ouvrages, entr'autres un Traité de Nécromancie et de Chiromancie, et un jeu de piquet. L'assemblée est très nombreuse ; un fadeur et plu-
gieurs hommes de lettres assistent à la séance. Parmi eux on remarque M. Filoselle, le dieu Cheneau , le sieur Giroult de Goart-la ville, journaliste de Montmartre, surnommé Broute-Autourdelaville , et entin le latiniste Fourmy,
M. Keenen. La séance elle est ouverte.
M. GiLLOT. Si ce n'est pas une indiscrétion, je vous demanderai la parole.
M. Kernen. Ce n'est pas une indiscrétion, mais ze vous la refuse.
M. GiLLOT. La France jugera. {Sensation.)
M. Kbrnen. Messiurs, zamais! au grand zamais ! séance n'aura été plus instructive que celle que ze vas avoir Thonneur de présider, trounde Diéoul car la phrénolozie elle est appelée à zouer un rôle qui nous placera à la tête. . . Allons, bon, voilà que ze fais un calembour. Troun de l'air! n'importe, ze vux dire à la tête de la société
moderne Bagasse! (On rit.) Z'invite
M. Brou te-Autourdela ville à ôter sa casquette et ses doigts de son nez.
M. Brodtb-Autourdblayille. Monsieur le président , dans l'établissement d'huttres
dont je fais partie (Rires.) j'ai conservé rhabi tilde de conserver mes conserves et ma casquette; veuillez me permettre de les conserver ici aussi, autrement came géne- . rail, [mante.)
M. Kernen. Zournaliste agréable , votre manière de vous exprimer elle vous donne des droits à notre indulzence. [A part.) Que cet homme est bien !
(En ce moment une dame entre deux âges et entre deux garçons de salle, se présente et demande à être reçue membre de la société. Sa démarche est assurée, son regard l'est peu ; elle déclare se nommer M"»® La touche , et exercer la profession de devineresse. Le nez moléculaire de M. Barentin, directeur du Gymnase, parait produire sur son système nerveux une impression désagréable. Néanmoins, elle est bientôt remise et va s'asseoir sur le banc qui lui est réservé.
M. Kernen. Madame , zé né sais quel destin lé destin me deétine, ma... troun de l'air ! ze désire vivement que vous ayez des titres suffisants pour être des nôtres; pour ma part, z'aime les dames , et zé mé sens
tout guilleret auzourd'hui. Voyons, madame, avez-vous quelque prospectus à nous montrer?
Mme Latouchb. D'abord, Monsieur le président, votre première phrase, m*a .frappée et m'a rappelé involontairement ce vers :
Le Destin rarement favorise à demi.
M. Kernen, flatté. Madame La touche, ce vers il mé flatte infiniment; il est, si zé né me trompe, de M. Piron, qui était un gaillard...... Zé mé sens tout guilleret, z'ai
envie de canter des gaudrioles , troun de l'air!...
M. FiLOZELLE, poëte. J'ai fait un vers là-dessus , le voici :
Nos destins sont prévus, nos moments sont comptés.
M. Barentin. Alors. Ghenier vous l'a emprunté.
M. FouRMT, latiniste. Et vice vena, (Sensation,)
M. Barentin. Puisque vos moments sont comptés, n'abusez pas des nôtres.
(HUanté.)
M. Keknbn. Bagasse ! ça va-t-il'fiiiir« ces ▼ers et ces calembours ? Bagasse ! ze vas m*en aller. Voyons» ma cère damé, acévez : quels sont vos titres?
W*^ Latodche. Je fais distribuer un prospectus sur lequel, en ma qualité de bas'bleu , j'ai composé cette épigraphe :
L homme a toojoars le désir De connaître son avenir.
M. Broute- AuTOURDELAYiLLB. Bis ! bis f bis!
M«« Latouche. Puis j'ai ajouté ce qui suit:
« W^ Latouche a l'honneur de prévenir le public , ainsi que ses NOMBREUSES con^ naissances, qu'elle continue de donner se» nombreuses consultations de phrénologie et de physionomie d'après les NOMBREUX systèmes des célèbres Gall et Lavater^ dont les
noms PASSERONT GLORIEUX A LA POSTÉRITÉ
LA PLUS RECULÉB. Gcs savauts prédisaient Tavenir, et l'expérience a démontré l'infaillibilité de leurs NOMBREUX oracles . . . >
336 VK MILLION
M. PiLOZBLLB, poêle, interrompant, I*»
fait un vers là-dessus, le ?oicl :
Cet oracle est plas sûr qoe celoi de Caiéhas.
M. Kbrnen, Ah ! lou troun de Voir ! vous êtes un blagur; c'est Iphizénie dans la tragédie de Racine.
Bi. FouRMT, latiniste. Et vice versa.
[HUarité.)
Min« Latoughb, continuant sa lectures
a ilime Latoucke, qui a fait constammeJû une étude sérieuse de leurs écrits, a consacré de NOMBREUSES veilles à V application de leurs NOMBREUX systèmes t ^t elle peut se flatter que jamais le temps n^a démenti ses nombreuses prévisions , ainsi que pourraient VMesterles nombreuses personnes qui Vont honorée de leur confiance, ...»
Le Dr Brbmbr, interrompant. Et de leurs pièces de cent sous. (Rires.)
« M»« Latouche donne aussi des consultations DE CARTES. Sou cobinet est otvvert tous les jours depuis 9 heures du matin >t«t- ^'à 6 heures du soir. »
M. FouRMT, latiniste. Et viee versa! Alil
DB BOOFFONNBRIBS. 337
pardon, madame; l'habitude que j*ai de parler latin me fait dire une bêtise.
Dfme Latoughb. Quî de vous, messieurs , désire que je lui tire les cartes?
Tous LES PUFFISTBS , en choeur. Moi !
moi!
M. Kbrnen. Vous m'ennuyez.
M. GiLLOT. La France appréciera. {Sensation.)
Mme Latouchb. J'invite votre président à choisir une carte au hasard dans le jeu qui est sur la table.
M. Kbrnen. Ze le veux bien ; ze tire le huit de pique.
Mme Latovche. Cette carte me dit des choses que je tairai parce qu'elles vous feraient frémir. (M. Kernen s'écrie : Troun de Diéoul) Mais rassurez-vous, ma maison ne doit pas être confondue avec les repaires où des sibylles édentées vendent d'absurdes prophéties aux cuisinières et aux esprits crédules. Prenez une autre carte. {Tous les puffistes sont dans l'admiration.)
M. Kernen. Quel talent! comme c'est zentil, l'horoscope, troun de l'air! Ze ne
sas ON MILLIOll
sais pas ce que z*ai , mais zé mé sens tout guilleret auzourd'bui. Voyons . zé tire le sept de trèfle; dites-moi des çoses bien zentilles.
M«« Latouchb. Vieillard, ma science repose sur des instructions solides, puisées aux meilleures sources de l'antiquité et des temps modernes; ma réputation s'étend non seulement en France, mais encore à la Tafna. {Sensation.) Ecoute-moi donc , vieillard, avec une scrupuleuse attention. Tes jeunes ans ont dû saluer la belle Provence, ta patrie; tu as dû t'ébattre et te ruer sur les gras p&turages voisins de la Ganebierre ; la bouillabaisse a eu tes premiers sourires; le sept de trèfle m'annonce que tu en a& mangé. . .
Une yoix. Du trèfle?
Mine Latoughb, avec dignité. Non, mon« sieur... de la bouillabaisse. {Rires.) Va, ne pleure pas, vieillard. {M* Kemen est visiblement ému. ) Rassure-toi ; si le buit de pique est un signe de larmes , il se trouve singulièrement modifié par le sept de trèfle, , qui signifie argent. Gela veut dire que tu leverras ta belle patrie, je m'en pique.
M. Kbrnbn. Âb ! madame, quel talent!
Quel zole pour mon cur, et que ne vous dois-ze pas!
M«n« Latouchb. Vous me devez CINQ FRANCS, moDsienr. [Hilarité.)
M. Kbrnbn, stupéfait. C'est bien cer, troun de Diéou!
Mme Latouchb. C'est tout au juste.
M. Kbrnbn. Ça passera pour trois francs, et ze vous couronne par dessus le marcé.
La séance est levée.
lie» . Aononces de Carême.
QUARANTE-HUITIÈiE SÉANCE-
M. Kernen, de plus en plus admirateur du puits de Grenelle et du nez hypothétique de M. Barentin, ouvre la séance.
L'assemblée est très nombreuse , en revanche elle est peu choisie. L'honorable président, après avoir salué les membres du. geste employé par le petit Fôuyou, s'exr prime en ces termes :
Illustres puftistes,
Lé but de la Société du Puff couronné,.
que lé TINTAMARRE il publie, il est plus moral que vous ne pensez, car il a préservé la patrie et les grands zournaux de bien des annonces mensonzères (Bravo I) en gouaillant lé çarlatanisme et la gasconnade en réclame. Notre Société elle a tacitement protézé l'industrie bonnôte et vraie; elle a ^mblé dire au monde entier, qui a rœll fixé sur elle: « N'achbtbz pas ce qob jb
PRÔNB, CAR JB MBN8 mPONÉMENT. • (Scil-
4iation.) Ck>ntinuons donc, cers puffistes , a disséquer l'annonce hlagophile, etzétons-en les lambeaux à la face des béotiens qui nous entourent.
. M. GiLLOT, pharmacien. Je demande la parole pour un fait personnel.
M. Kbrnbn. U n'y a rien de personnel pour vous. Monsieur Gillot ; un béotien et vous ça fait deux , mon cer.
M. Gillot. Je demande la parole pour deux faits personnels. [Rires,)
M. KernbiC. Vous nous ennuyez.
M. Gillot. Ma remarque subsiste.
LeD«- Bremer. J'aurai l'honneur de faire remarquer à M. le président que j'ai lu fiette semaine une de ses annonces qui m'a
paru assez bizarre par le styleV je la crois hlagophile. (Rires.)
M. Kernbn, avec humeur. Troun dé Diéou!
Z'ai lu la vôtre aussi celte semaine, et z*ai été bien attrapé en lisant :
L Uil U tlll /l 111 1 O letie, nous rappelons l'admirable découverte de l'ean de Bremer, ce préser^ vaiif efûcace contre les maladies des cheveax.
M. Tabouret. Vous êtes orfèvre , sieur Josse. [Rires.)
M. Kernen. Tandis que moi, z'ai ^ait tout simplement une annonce relizieuYse.
(Hilarité.) Il n'y a pas dé puff dans ce^tte annonce, voyez plutôt : a