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II. Elle veut nous secourir étant notre mère à tous

SAINT GRÉGOIRE VII, Pape

25 mai.

Fils d'un pauvre charpentier de Toscane, Grégoire naquit à Loano, et reçut au baptême le nom d'Hildebrand. Son père, frappé de l'intelligence précoce de cet enfant, et de son amour pour l'étude, confia le soin de son éducation à son oncle, abbé du monastère de Sainte-Marie sur le Mont-Aventin. Il répondit si bien aux soins de son maître, qu'il devint une des plus brillantes espérances de l'Église. Il était encore enfant, sans aucune connaissance des lettres, lorsque, jouant auprès d'un menuisier, il forma avec les copeaux qui tombaient cet oracle de David : Sa domination s'étendra depuis une mer jusqu'à C autre j ce qui signifiait la grande autorité qu'il exercerait un jour dans le monde. Il entra, étant fort jeune, dans le monastère de Gluny, et y prit l'habit. Sa piété était telle qu'il fut élu prieur ; mais la Providence le destinait à de plus grandes choses. L'évoque de Toul,

nommé pape sous le nom de Léon IX, se rendant â Rome pour faire ratifier son élection et se faire introniser, passa par Cluny et voulut emmener ce jeune moine pour en faire son conseiller ; il lui donna la direction du monastère de Saint-Paul, et le créa cardinal. Envoyé en France pour l'extirpation des abus, il fit une rude guerre aux vices, et dans un conseil tenu à Tours, il força le fameux Berenger à renoncer à ses erreurs. Sous divers papes, le grand cardinal jouit de la plus haute influence, il fut l'âme de leurs conseils; nulle mesure importante ne fut prise sans lui. — A la mort d'Alexandre II, la multitude le demanda pour souverain pontife, et d'un commun accord, le Sacré Collège se rendit aux vœux du peuple : il fut proclamé, en 1073, sous le nom de Grégoire VII. L'Église était en ce moment désolée par une foule de maux qui l'accablaient. Le nouveau pontife qui les voyait, en eut l'âme pénétrée d'un sentiment de tristesse et d'horreur. Il brilla comme un soleil dans la maison de Dieu. Puissant en paroles et en œuvres, Grégoire mit toute son application à rétablir la discipline, à propager la foi, à extirper les erreurs, de sorte que, depuis les Apôtres, aucun pontife n'entreprit autant de travaux, ne souffrit autant de peines que lui, pour le bien de l'Église. Il eut surtout à lutter contre Henri IV, empereur d'Allemagne. Ce prince, esclave de la volupté, se permettait de vendre des évèchés et des dignités ecclésiastiques à des hommes perdus de crimes. Le saint pape avertit paternellement Henri de ses excès. Celui-ci les avoua et promit de s'en corriger. Mais il ne tarda pas à fouler aux pieds ses engagements ii. 13

en vendant encore une fois les évéchés. Le pape, indigné de tant de mauvaise foi, le fait avertir qu'à une nouvelle récidive il sera excommunié. L'empereur irrité cherche à se venger en faisant attenter aux jours du souverain pontife. Grégoire VII lance contre lui une bulle d'excommunication et le roi se voit bientôt abandonné de tous ses sujets.

Un jour que Grégoire célébrait la messe, des hommes remplis de piété virent descendre du ciel une colombe qui, se reposant sur son épaule droite, lui couvrait la tête de ses ailes: ce qui signifiait que le saint pape était conduit dans le gouvernement de l'Église, par l'inspiration du Saint-Esprit, et non par les raisons de la prudence humaine.

Henri d'Allemagne qui avait fait semblant de se soumettre au Souverain Pontife, se met à la tête de ses armées et marche sur Rome pour chasser Grégoire. Le grand pape se retire à Salerne où il ne tarde pas à mourir. Avant d'expirer il répéta ces paroles qui résument sa vie entière : « J'ai aimé la justice et fui l'iniquité ; voilà pourquoi je meurs dans l'exil. Henri IV, chassé aussi par les Normands, traîna, dans le désespoir, une vie extrêmement malheureuse, et finit par mourir de faim sur les marches du perron d'une église. Son corps resta sans sépulture, comme celui d'un excommunié. Dieu avait puni le persécuteur de son Église.

lléflexions pratiques.

Dieu qui dispose à son gré de ses dons, avait gratifié d'une haute intelligence et de grands talents le

fils d'un humble charpentier, qui devait un jour jouer un grand rôle dans l'Eglise. Hildebrand se de son vaste génie, et de son âme ardente pour pratiquer toutes les vertus des saints, et, une fois en mesure de faire l'œuvre de Dieu, il travaille sans relâche pour sa gloire et pour le salut des âmes. A l'exemple de Grégoire VII, employons les dons que le Ciel nous a donnés pour défendre les intérêts de Dieu et de l'Église, pour sauver les âmes et résister au torrent des passions mondaines. Nous acquerrons ainsi de nombreux mérites pour l'éternité. Ce travail est digne d'un cœur chrétien.

D'autre part, apprenons combien on est téméraire et criminel de vouloir lutter contre Dieu et son Église. L'homme fùt-il riche, puissant, roi, empereur, est trop faible pour se mesurer avec le Tout- Puissant. Tôt ou tard il périt dans le combat. Les ennemis de notre Saint en sont une preuve frappante. Grégoire meurt calme et heureux; Henri IV périt de misère et de faim : Restons donc avec l'Église; soyons-en toujours les enfants respectueux et dociles; elle seule peut nous sauver. — Mon Dieu ! donnezmoi l'humilité base et gardienne de toutes les vertus.

Plan de méditation.

I. État déplorable où la tyrannie des grands, l'ignorance des peuples, avaient réduit l'Église et la société au temps de Grégoire VII.

II. Efforts et succès de ce grand pape dans l'établissement de l'ancienne discipline.

III. Luttes, persécutions qu'il endura; son exil et sa glorieuse mort.

SAINT PHILIPPE DE NERI, Confesseur

26 mai.

Philippe de Néri, issu d'un père et d'une mère nobles et riches de la Toscane, naquit à Florence en 1515. Dès l'âge le plus tendre, son respect pour ses supérieurs, sa ferveur et son humilité, ses belles manières, son naturel affable et officieux, le firent chérir de tous ceux qui le connaissaient, et lui valurent le nom de Philippe le Bon. Il perdit sa mère fort jeune. Son père l'ayant un jour grondé à l'occasion d'une petite querelle qu'il avait eue avec une de ses sœurs , il se mit à pleurer amèrement, non de la réprimande qu'il recevait, mais de sa faute, qu'il regardait comme considérable. Il fut confié à de saints religieux qui relevèrent dans la piété et les bonnes études. Craignant toutefois de le voir entrer dans un monastère, ce père le mit chez un oncle, riche marchand du mont Cassin. Cet oncle prit bientôt tellement son neveu en affection pour ses belles qualités, qu'il résolut, pour se l'attacher, de lui laisser son immense fortune. Mais le jeune Philippe, alors âgé de dix-huit ans, rêvait à d'autres trésors ; il renonça à ces avantages terrestres et alla à Rome pour étudier les sciences ecclésiastiques. Là, un gentilhomme florentin le prit chez lui pour élever ses enfants. Le jeune précepteur mena dans cette maison la conduite la plus édiliante. Tout en formant ses élèves à la science et à la vertu, il fit son cours de philosophie et de théologie. Philippe devint si habile dans ces différentes sciences que ceux qui le professaient venaient

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le consulter comme un oracle. A l'âge de vingt-trois ans, on le regardait déjà comme l'un des hommes les plus savants et les plus saints de son siècle. Sa sainteté éclatait dans toute sa conduite et rejaillissait jusque sur son visage et sur tout son extérieur. Sa pudeur et sa modestie le rendaient respectable jusque aux plus libertins.

Pour résister aux passions de son âge, notre Saint pratiqua une grande mortification. Il s'habitua à ne faire qu'un seul repas par jour, et ce repas se composait de pain et d'eau. Il passait parfois trois jours sans prendre aucune nourriture. Souvent il employait les nuits entières à prier, et il n'y avait point de jour qu'il ne visitât plusieurs églises pour y adorer le divin Sauveur et y vénérer les reliques des saints. Attiré de plus en plus vers Dieu, il résolut de ne plus travailler qu'à sa propre perfection et au salut du prochain. C'est dans ce but qu'il fonda à Rome la confrérie de la Sainte-Trinité pour le soulagement des pauvres étrangers, des pèlerins et des convalescents qui n'avaient point de retraite. Quatorze personnes s'associèrent à lui dans cette bonne œuvre. Il pourvut à tout avec une sagesse admirable.

Si Philippe n'avait suivi que les mouvements de son humilité, il fût resté toute sa vie laïque, mais son confesseur l'obligea à entrer dans la cléricature pour être plus utile au prochain. Il reçut la prêtrise par obéissance, à l'âge de trente-six ans accomplis. Après son ordination, il se retira dans la communauté des prêtres de Saint-Jérôme, qui menaient une vie très édifiante. Le jour qu'il célébra sa première messe, il reçut des consolations extraordinaires : ses mains

tremblaient de respect et son cœur était tout brûlant de l'amour de Dieu. Ces consolations se renouvelaient pour lui presque chaque fois qu'il offrait le saint sacrifice. Souvent il avait des extases à l'autel; alors, dit un des historiens de sa vie, on voyait son corps s'élever de terre, et, durant ce temps, son visage paraissait rayonnant de lumière. Ayant été chargé par ses supérieurs du soin d'entendre la confession ; il s'acquitta de cette partie si importante du ministère sacré avec autant de zèle que de prudence. Il était rare que les pécheurs qui s'adressaient à lui, persistassent dans leurs désordres. Un jour, un jeune homme vint lui faire part du bonheur qu'il éprouvait de la permission donnée par son père de faire ses études de droit. Quand il eut achevé de dépeindre toute sa félicité le Saint lui dit avec affabilité : « Et quand vous aurez achevé vos études, que ferez-vous? — Alors je serai docteur en droit, dit le jeune homme. — Et ensuite ? demanda le Saint. — Ensuite je plaiderai des causes importantes, difficiles et j'acquerrai une belle réputation. — Et ensuite? reprit Philippe. — Ensuite je monterai en dignité, l'argent et la fortune viendront à souhait. — Et ensuite ? — Ensuite, je pourrai couler dans l'abondance une vie calme et heureuse. » Le Saint dit encore une fois : « Et ensuite? » L'étudiant répéta : « Ensuite! ensuite! ensuite! je mourrai. » Alors saint Philippe éleva la voix et dit : « Et ensuite? » Le jeune homme cette fois ne répondit point. Le mot terrible : Et ensuite lui resta dans l'âme. Peu à peu il ouvrit les yeux aux vérités de la foi, se convertit et rentra dans dans un couvent, y vécut et mourut comme un saint.

t ainsi que Philippe convertissait les plus endurcis. Il exhortait ses pénitents à avoir une dévotion particulière à la sainte Vierge qu'il n'appelait que sa lionne Mère. « Honorez Marie, aimez Marie, mes enfants, disait-il sans cesse ; c'est la dispensatrice de toutes les grâces ; nulle faveur du Ciel qui n'arrive jusqu'à nous sans passer par ses mains. »

Saint Philippe goûtait dans l'oraison des consolations si grandes, qu'il était obligé de prier Dieu de les modérer : « 0 mon Dieu ! puisque vous êtes si aimable, pourquoi ne m'avez-vous donné qu'un seul cœur pour vous aimer? » ou bien encore : « Éloignez-vous, Seigneur; je ne suis qu'un mortel, et vous allez me faire mourir d'amour. » — Dieu récompensa les vertus de son serviteur en lui accordant le don des miracles. Il guérit beaucoup de malades et ressuscita même un mort. Il s'endormit dans le Seigneur à Rome, l'an 1595, dans la quatre-vingt-seizième année de son âge. Dans sa dernière maladie, lorsqu'il vit arriver le saint Viatique, il s'écria : « Voici mon amour ! les délices de mon âme ! Donnez-moi promptement mon amour ! »

lié flexions pratiques.

Nous sommes dans l'admiration quand nous voyons les transports de charité qu'éprouvait saint Philippe de Néri à l'autel et les flammes divines qui embrasaient son cœur durant le saint sacrifice. Jamais prêtre ne fut plus saintement passionné pour la gloire de Dieu et n'eut plus de droit de dire avec saint Paul : La charité de Jésus- Christ nous presse. Sa vie tout entière n'a été qu'un long acte d'amour.

Ne devrions-nous pas être saisis d'un plus grand étonnement en voyant chaque jour de nombreux chrétiens assister au divin sacrifice, aussi indévots, plus froids et plus insensibles que s'ils assistaient à une simple représentation de théâtre? Est-ce une grande merveille de se voir embrasé au milieu d'un grand feu? Non, sans doute, mais c'en est une surprenante d'être tout de glace en présence d'un grand brasier. C'est ce dont nous sommes bien souvent les tristes témoins. C'est ce qui nous arrive à nousmêmes lorsque nous assistons au divin sacrifice de nos autels. Mon Dieu ! les saints étaient attendris et moi je suis insensible ! Daignez toucher mon cœur.

Plan de méditation.

Saint Philippe de Néri a fait à Dieu trois sacrifices : 1° celui de son cœur; 2° celui de son esprit; 3° de son corps.

SAINTE MARIE-MADELEINE DE PAZZI, Vierge

27 mai.

Madeleine-Marie de Pazzi, née à Florence, en 1566, de l'une des plus illustres familles d'Italie, donna des présages d'une sainteté dès les premières lueurs de la raison. Jamais jeune fille n'eut moins d'enfance : sa raison prévint l'âge, comme la grâce prévint la raison. Exempte des défauts si ordinaires aux en-

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fants, ses plus chers amusements étaient la prière et autres exercices de piété. Voulait-on lui faire plaisir? On n'avait qu'à lui lire la vie des saints, ou la mener à l'église. Elle avait le naturel si heureux, l'esprit si bien fait, l'humeur si douce et si obligeante, qu'elle se faisait aimer de tout le monde.

A l'âge de sept ans, son amour pour les pauvres allait si loin, qu'elle se privait de manger pour les nourrir. Elle récitait, avec une ferveur incroyable, l'Oraison dominicale, la Salutation angélique, le Symbole des Apôtres, et autres semblables prières ; elle saisissait toutes les occasions de les apprendre aux pauvres enfants qui les ignoraient. Lorsque son père l'amenait à la campagne, son plus grand plaisir était de rassembler les petites filles, afin de leur enseigner ce qu'elle savait des premiers éléments de la religion. Un jour qu'elle commençait à apprendre le catéchisme à une petite fille d'un des fermiers de son père, on lui dit qu'il fallait s'en retourner à Florence. Elle en fut tellement affligée, qu'elle ne put retenir ses larmes. Son père ne parvint à la consoler, qu'en prenant avec lui la fille de son fermier que la jeune Marie acheva d'instruire dans la maison paternelle. Sa piété envers Jésus-Christ dans l'Eucharistie était incroyable ; elle recherchait la présence des personnes qui avaient eu le bonheur de communier. Elle suivait le Bien- Aimé à l'odeur de ses parfums. Aussi devança-t-on pour elle l'époque de sa première communion. A dix ans elle fut admise, pour la première fois, à la table angélique, et dans l'extase de son bonheur, elle fit vœu de virginité perpétuelle.

Son père ayant été nommé gouverneur de Cortone, Marie fut placée comme pensionnaire chez les religieuses de Saint-Jean, à Florence. Cette séparation du monde lui causa une grande joie, parce qu'elle lui donnait la liberté de se livrer aux mouvements de sa tendre ferveur. Elle demeura dans cette sainte maison jusqu'à l'âge de quinze ans, et alors son père voulut lui procurer un établissement magnifique ; mais jamais la jeune enfant, qui s'était secrètement fiancée au Dieu de son amour, ne put y donner son consentement. Elle déclara hautement qu'elle n'était plus libre et que tout son désir était d'entrer dans une communauté religieuse, ce qui lui fut enfin accordé.

L'ordre des Carmélites fut celui qui fixa son choix, parce qu'on y communiait presque tous les jours. Elle y prit l'habit à seize ans, et fit des progrès extraordinaires dans la perfection. Elle éprouvait de fréquentes extases, pendant lesquelles les entretiens qu'elle avait avec Dieu étaient remplis des plus tendres sentiments de la piété et de l'amour.

Dans une des ses extases, il lui fut prédit qu'elle serait rudement éprouvée durant cinq ans, par toutes sortes de tentations, par des aridités et des sécheresses continuelles. Ces épreuves commencèrent le 16 juin de l'année 1585, et durèrent cinq années entières. Les jeunes rigoureux, les disciplines sanglantes, les cilices ornés de pointes de fer, les prières les plus ferventes, rien ne pouvait rendre le calme à cette àme agitée. La vue de la croix fortifiait seule son courage et l'enflammait d'un nouveau désir d'exprimer en elle parfaitement l'homme de

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douleurs. Thérèse s'écriait : « Ou souffrir ou mourir! » Madeleine allait plus loin : «Non pas mourir, mais souffrir! »

Ses épreuves étant finies, elle fut comblée des plus grandes faveurs du Ciel. Devenue pendant quatre ans maîtresse des novices, elle versa du plein de son cœur, enabondance,surses jeunes postulantes. «Mes filles, leur disait-elle, si vous voulez arriver à une haute perfection, prenez Jésus-Christ pour maître. Il parle toujours au cœur, et surtout dans la sainte communion. » Et quand elles avaient communié, elle leur faisait cette question : « Qu'est-ce que Jésus- Christ a dit ce matin à votre cœur? » Dans ses fréquentes extases, ou dans ses transports, on l'entendait s'écrier : « 0 Amour, pourquoi n'êtes-vous pas connu, pourquoi n'êtes-vous pas aimé? » ou bien : « Que n'ai-je une voix assez haute pour crier jusqu'aux extrémités du monde : Amour ! Amour! » ou bien encore : « Que n'êtes-vous tout langues, ô créatures, pour louer mon Amour, tout cœurs pour aimer l'Amour infini ? » ou bien encore : « O Amour, je me meurs de vous voir si peu aimé! ô Amour, Amour, si vous ne trouvez pas où vous reposer, venez, venez dans mon cœur. » L'ingratitude des hommes, la perte des âmes arrachaient de ses yeux des torrents de larmes ; elle se fût dévouée à toutes sortes de tourments pour leur salut.. Enfin, épuisée par des longues et accablantes infirmités, elle alla rejoindre le céleste Époux, le 25 mai de l'année 1607, à l'âge de quarante et un an. Les nombreux miracles qu'elle opéra pendant sa vie et après sa mort l'ont fait placer au nombre des vierges.

Son corps a été préservé jusqu'à co jour de toute corruption.

Réflexions pratiques.

Sainte Madeleine de Pazzi, une des plus belles âmes que le monde ait jamais admirées, a su toute sa vie se tenir unie à Dieu par l'oraison. Dès sa plus tendre enfance elle mettait toutes ses délices à se retirer à l'écart afin de vaquer à la prière et de converser intérieurement avec son Bien-Aimé. Dans les tribulations, dans les angoisses, dans les dangers, son application et sa ferveur augmentaient. A son exemple, avons-nous dès nos plus tendres ans aimé la prière ?Paimons-nous maintenant? C'est l'échelle de Jacob, par laquelle les âmes saintes s'élèvent à Dieu et par laquelle les grâces divines descendent dans une âme. Y avons-nous souvent recours ?

Si nous parlions souvent à Dieu dans l'oraison, nous le connaîtrions plus parfaitement, nous l'aimerions plus sincèrement, nous résisterions avec plus de force à la tentation et nous mépriserions les biens, les plaisirs et les honneurs de la terre qui disparaissent comme l'ombre, pournous attacher, coûte que coûte, aux biens réels de l'éternité. Méditons la devise inspirée par l'oraison à sainte Madeleine de Pazzi. Elle ne désirait pas mourir pour aller jouir du plaisir du paradis, mais souffrir pour s'unir plus étroitement à Jésus-Christ, pour lui ôtre plus semblable, et pour augmenter davantage le nombre de ses mérites : Non mori, sed pati. Mon Dieu ! animez-moi des mômes sentiment

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Plan de méditation.

Sainte Marie-Madeleine de Pazzi : I. Reçut le don de quatre sortes d'amour divin : 1° l'unitif ; 2° le conimunicatif ; 3° le transformatif ; 4° le préservatif.

IL Elle s'infligeait les plus grandes mortifications.

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