‹ Un mod`ele pour chaque jour de l'année (volume 2)Chapitre 50 sur 59 · SAMEDI SAINT · texte numérisé non relu

SAMEDI SAINT

Le Samedi saint, l'Église honore la sépulture de Jésus-Christ et la descente de son Ame dans les Limbes. Les offices de ce jour devraient être, comme ceux du Vendredi saint, tristes et lugubres, pour être en harmonie avec le mystère qu'il rappelle. Comment donc expliquer la joie qui éclate dans toutes les cérémonies, et surtout à la messe du Samedi saint! En voici la raison bien simple : l'office, que nous faisons maintenant dans la matinée du samedi ne se faisait autrefois que dans la nuit du samedi au dimanche. On n'offrait môme pas le sacrifice de la messe le samedi, et ce n'était que bien avant dans la nuit, jusqu'à l'heure de la résurrection de Jésus-Christ, en un mot, le dimanche matin que l'on célébrait cette messe joyeuse, célébrée aujourd'hui par anticipation, le samedi matin.

Cet office commence par la bénédiction du feu nouveau, l'ancien étant éteint. Tout ceci est mystérieux : Jésus-Christ la lumière du monde, étant mort, cette divine lumière fut, durant trois jours, comme éteinte. Ce fut donc au moment où le Sauveur prit une nouvelle vie , que reparut ce nouveau feu, dont celui qu'on tire du caillou est le symbole et la ligure. La bénédiction du feu nouveau annonce donc que Jésus-Christ, la lumière du monde, était mort, mais qu'il va ressusciter, aussi l'Église fait-elle éclater sa joie dans le chant de YExultet qui est un cantique d'allégresse. Le cierge pascal qu'on bénit ensuite, a la môme siguilication. 11 est la ligure de Jésus-Christ

ressuscité et triomphant. Les grains d'encens que le diacre y insère, en forme de croix, rappellent l'embaumement du Sauveur et les cinq plaies dont l'Homme de douleur a voulu conserver les cicatrices sur son corps glorieux.

Une autre cérémonie non moins remarquable du Samedi saint, c'est la bénédiction des fonts baptismaux. Pour la comprendre, il ne faut pas oublier que l'administration solennelle du baptême était, autrefois, réservée aux seules vigiles de Pâques et de la Pentecôte. Il était donc naturel de bénir auparavant l'eau destinée à ce grand sacrement de la régénération. Quand l'office des leçons ou prophéties était terminé, on se rendait processionnellement aux fonts baptismaux pour bénir l'eau. Et aussitôt après commençait la messe solennelle. Autrefois elle ne se célébrait que la nuit de Pâques, vers l'heure de la résurrection du Sauveur, c'est-à-dire vers le point du jour. Pour la célébration de l'auguste sacrifice, l'Église quitte ses habits de deuil, et marque assez, par ses chants d'allégresse et par le son des cloches, qui commencent à se faire entendre, la joie qu'elle a de voir son Époux céleste sortir du tombeau.

Réflexions pratiques.

Approchons du tombeau de Notre-Seigneur Jésus- Christ pour y adorer la Victime de notre salut. Venons-nous y enfermer avec elle , afm d'ensevelir dans son sépulcre nos passions, notre orgueil, notre ambition et tous nos péchés. Et puisque le divin Sauveur n'est mort que pour nous faire mourir à nous-mêmes, prions-le de nous arracher

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la vie du vieil homme et de nous faire vivre à l'avenir d'une vie toute surnaturelle et un jour nous participerons à la gloire de sa résurrection.

Plan de méditation.

I. Notre-Seigneur par sa mort triomphe de la mort môme, du démon, de l'enfer.

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