I. Saint Valentin prêtre et martyr: d° son zèle; i
2° sa charité; 3" sa douceur; 4° sa vigilance pastorale.
IL Ses admirables réponses dans son interrogatoire; sa fermeté dans sa prison, dans sa flagellation et son martyre.
SAINT SIMÉON, Évêqde de Jérusalem 18 février.
Saint Siméon ou Simon, natif de Jérusalem, eut pour père Cléophas, frère de saint Joseph et pour mère Marie, sœur de la Sainte Vierge. Il était né huit. ou neuf ans avant Notre-Seigneur et l'on ne peut douter qu'il ne se soit mis de bonne heure à sa suite, et qu'il n'ait reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte avec les autres disciples. Lorsque les Juifs eurent massacré, en l'année 62, saint Jacques le Mineur, premier évêque de Jérusalem, saint Siméon leur reprocha courageusement cette horrible cruauté. Il n'ignorait pas le danger auquel il s'exposait; mais il était animé de cet esprit de force qui rend supérieur à tout senliment de crainte. Quelque temps après, les Apôtres, les disciples et les parents du Sauveur s'assemblèrent pour lui donner un successeur. Leur choix tomba sur Siméon, qui gouverna, quarante ans, l'Église de Jérusalem, travaillant sans relâche à confirmer dans la foi ceux qui croyaient en Jésus-Christ, et à lui conquérir de nouvelles âmes.
Lassés des révoltes continuelles des Juifs, les
Romains résolurent enfin de détruire Jérusalem; ils se mirent donc en marche pour exécuter leur dessein; mais Dieu, qui voulait sauver ses serviteurs, les avertit miraculeusement de sortir d'une ville sur laquelle il allait déployer ses vengeances. Les chrétiens, dociles à la voix du Ciel, partirent avec leur évêque, et se retirèrent dans la petite ville de Pella, située au delà du Jourdain, l'an 66 de Jésus-Christ, et avant que Vespasien eût formé le siège de Jérusalem. Après la destruction de cette coupable cité, les fidèles revinrent habiter au milieu de ses ruines. L'Église y refleurit bientôt, et un grand nombre de Juifs embrassèrent le christianisme. Les choses restèrent dans cet état jusqu'aux dernières années d'Adrien qui fit entièrement raser Jérusalem.
Sous l'empire de Trajan, Siméon fut dénoncé par les hérétiques et les Juifs comme descendant de David et comme chrétien ; il était alors âgé de cent vingt ans. Le gouverneur Atticus le condamna à souffrir de cruels et horribles tourments. Il les soutint durant plusieurs jours avec une force et un courage prodigieux dans un homme de cet âge. Enfin il eut le bonheur de mourir, comme Jésus-Christ, attaché à une croix, l'an 106.
Réflexions pratiques.
Quel noble courage déploie saint Siméon dans le service de son maître! Quel admirable exemple de fermeté et de constance il manifeste dans sa foi ! Cet héroïsme ne brille pas seulement dans l'accomplissement des devoirs de sa charge épiscopale et dans les reproches qu'il adresse aux Juifs, après le mas-
sacre de saint Jacques le Mineur, mais dans sa mort où les tourments les plus cruels et les plus inouïs sont impuissants à ébranler son attachement à Dieu. Et nous, chrétiens, disciples d'un Dieu crucifié comme lui, pourquoi sommes-nous si faibles, si lâches, si inconstants clans les pratiques de la religion et dans l'œuvre du salut? D'où vient que les moindres sacrifices nous déconcertent et nous rebutent? Qu'est-ce que Dieu demande de nous ? L'effusion de notre sang? Le sacrifice de notre vie? Non. Il ne réclame que notre fidélité à accomplir sa loi, notre dévouement à son service. Le lui refuseronsnous toujours ? Non, mon Dieu! Je veux dès aujourd'hui, coûte que coûte, vous aimer, vous servir et accomplir en tout point votre volonté divine. Aidezmoi de votre grâce.
Plan de méditation.