II. Ce qu'il est devenu par la réception de l'Esprit- Saint
Autre plan.
Vocation de saint Jacques à l'apostolat : 1° à quoi il est appelé ; 2"^ comment est-il appelé ; 3° comment il répond à sa vocation : promptement, entièrement, courageusement et avec persévérance.
SAINTE ANNE, Mère de la Très Sainte Vierge
26 juillet.
Sainte Anne, dont le nom en hébreu signifie gracieuse, vécut à Nazareth, ville de la basse Galilée.
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Saint Augustin affirme qu'elle était de la tribu sacerdotale ; elle épousa un homme juste, nommé Joachim, de la tribu de Juda et de la race de David par Nathan. De ce mariage naquit la très Sainte et Immaculée Vierge Marie, mère de Dieu. Si Marie est bénie entre toutes les femmes, parce qu'elle a donné au monde son Sauveur, quelle gloire pour Anne d'avoir donné le jour à celle qui fut la mère de Dieu!... (( Comment louer dignement, s'écrie saint Jean Damascène, celle dont nous avons reçu le fruit si admirable et si précieux qui nous a donné le doux Jésus ! »
Saint Joachim et sainte Anne marchaient devant Dieu dans les voies de la plus parfaite justice. Passant leurs jours dans la prière, le travail et l'aumône, ils attendaient, avec toute l'ardente foi des anciens patriarches, le Messie qu'avaientannoncé les prophètes, le Sauveur si long temps promis à Israël ; et, d'après les oracles, le temps oîi il devait venir n'était pas loin. — Parvenue à un âge avancé sans avoir d'enfant, Anne ne pouvait plus, comme les autres femmes dlsraël, nourrir l'espoir que le Messie naîtrait de son sang. L'opprobre de la stérilité, qui pesait sur elle depuis plus de vingt ans, étaitpour Anne la plus cruelle des afflictions. Toute résignée à la volonté divine, priant un jour au temple avec beaucoup de ferveur, elle se souvint que la mère de Samuel, se trouvant dans une pareille affliction, avait demandé un enfant à Dieu avec tant de confiance et d'ardeur qu'elle avait été exaucée. Animée du même esprit, sainte Anne supplie ardemment le Seigneur de daigner regarder d'un œil favorable Taffliction extrême de sa
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servante et d'en avoir pitié ; lui promettant tant que s'il lui faisait la grâce de lui donner un enfant, elle le lui consacrerait dès le moment de sa naissance, et le destinerait au service du temple.
Le Seigneur exauça une prière qu'il avait lui-même inspirée. A cette heure môme un Ange descendit vers sainte Anne et lui dit : « Le Tout-Puissant a entendu votre prière ; vous connaîtrez les douleurs de Tenfantement, et votre race sera glorifiée par toute la terre. » Joachim avait reçu d'en haut un semblable avertissement. Un messager céleste vint lui annoncer la fin de ses épreuves et le jour prochain de la divine miséricorde. Il lui dit, au nom du Seigneur : « Anne votre épouse, mettra au monde une fille à laquelle vous donnerez le nom de Marie. Elle sera consacrée à Dieu dans le temple ; le Saint-Esprit habitera en elle dès le sein de sa mère, et il opérera en cet enfant de grandes choses. »
Neuf mois après, Anne enfanta une fille à laquelle, selon l'ordre du Seigneur, elle donna le nom de Marie. Elle voulut allaiter elle-même le fruit de sa vieillesse. Quatre-vingts jours après la naissance de sa fille, l'heureuse mère se rendit au temple pour obéir au précepte de la loi et vouer au service du temple sa chère Marie. — De retour à Nazareth l'enfant se fortifiait de jour en jour ; ses parents veillaient sur elle avec une tendre sollicitude, et sainte Anne initiait sa fille bien-aimée aux mystères des Livres saints en lui donnant les premières notions de lecture.
Quand Marie eut atteint l'âge de trois ans, Anne et Joachim se rappelant la promesse qu'ils avaient
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faite de consacrer leur enfant au Seigneur, ramenèrent au temple pour en faire une offrande très pure à la Majesté divine. — Sainte Anne et saint Joachim ne pouvant s'éloigner de leur chère flUe qui faisait toutes leurs délices, quittèrent Nazareth et vinrent s'établir à Jérusalem auprès du temple. Saint Joachim ne survécut pas longtemps à la consécration de sa fille. On assure qu'il mourut peu après entre les mains de sainte Anne, plein de mérites, à rage de quatre-vingts ans. Notre Sainte passa les années de son veuvage dans une retraite encore plus parfaite, et dans une plus grande ferveur. Sa vie ne fut plus qu'une continuelle oraison. Son cœur, embrasé des plus pures flammes de Tamour divin, ne soupirait plus qu'après l'unique objet de tous ses désirs, qui était son Dieu, son souverain bien et sa fin dernière. Enfin, après avoir eu laconsolation, durant onze ans, de voir sa sainte fille croître en sagesse, en vertu et en toutes sortes de perfections, à mesure qu'elle croissait en âge, elle rendit sa bienheureuse âme à son Créateur, âgée de soixante et dix-neuf ans, et fut enterrée près de saint Joachim. Sainte Anne ainsi que son vertueux époux furent honorés dès les premiers siècles de l'Église.
Réflexions pratiques.
Le grand mérite de sainte Anne n'est point d'avoir été la mère de la Vierge incomparable ; mais celui d'avoir été une mère vertueuse, d'avoir veillé sur les jeunes années de Marie avec tous les soins et toute la sollicitude de la plus tendre des mères. Sainte Anne n'a pas seulement pratiqué les vertus