‹ Un modèle pour chaque jour de l'année (volume 2)Chapitre 9 sur 67 · Le pardon d'un ennemi a converti Jean Gualbert · texte numérisé non relu

Le pardon d'un ennemi a converti Jean Gualbert

IL Sa conversion Ta conduit à la sainteté.

III. Nous devons Tinvoquer pour obtenir la conversion des ennemis.

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SAINT ANAGLET, Pape et Martyr 13 juillet.

Saint Anaclet, Grec de nation, naquit à Athènes d'une fort honnête famille. Son père eut soin de former son cœur à la vertu et son esprit à la science ; aussi il ne tarda pas à devenir un des jeunes gens les plus accomplis de toute la Grèce. Saint Pierre arrivant à Athènes fut frappé des bonnes qualités de cet adolescent. Il ne négligea rien pour l'attirer à lui et se rattacher. Il réussit, et sous un tel maître, Anaclet fit de merveilleux progrès dans la science des saints. Le saint Apôtre charmé de sa piété exemplaire, de son zèle pour la religion, de l'intégrité de ses mœurs et des rares talents dont le Seigneur l'avait doué, l'admit dans le clergé, l'éleva aux ordres sacrés et le fit diacre. Anaclet revêtu de ce caractère servit merveilleusement le saint Apôtre dans les fonctions sacrées de son apostolat, et devint le compagnon fidèle de ses travaux et de ses voyages. Saint Pierre, pour récompenser les services de son cher disciple, travailla à son éducation cléricale et l'éleva au sacerdoce. Cette nouvelle dignité lui inspira plus de sainteté et plus de zèle. Ange par la pureté de sa vie, doué d'ailleurs d'une rare intelligence, Anaclet ne tarda pas à être un des plus saints ministres de l'Église.

Le prince des Apôtres ayant couronné son apostolat par un glorieux martyre, saint Anaclettravailla avec le même zèle et les mêmes succès sous le pontificat de saint Lin, de saint Clet et de saint Clément ;

et Ton peut affirmer qu'il coopéra pour une large part aux merveilleux progrès que fit TÉglise de Rome en ces temps si difficiles. Aussi n'eut-on pas de la peine à trouver un digne successeur à saint Clément. Toutes les voix furent unanimes à acclamer le prêtre Anaclet, et ce choix causa une joie universelle parmi les fidèles.

Quoique l'empereur Trajan n*eût porté aucune loi contre les chrétiens, la persécution sous cet empereur ne laissa pas d'être très violente et très cruelle. L'Orient comme l'Occident vit couler le sang des martyrs. C'était une guerre d'extermination aux fidèles et surtout aux évêques. Telle était la situation de l'Église, lorsque saint Anaclet fut élevé sur le Saint-Siège. Il eut besoin de toute sa vertu, de toute son expérience, de tout son zèle et de tout son courage, pour gouverner le vaisseau de l'Église au milieu de si furieuses tempêtes, dans un temps où on se faisait un mérite de persécuter les chrétiens. Le troupeau étant dispersé, que de soins, que de fatigues, que de sollicitude et de vigilance pour le pasteur ! Dans ces premiers jours de l'Église naissante, tout était à craindre : la puissance et la cruauté des ennemis de Jésus-Christ, leur haine et leur multitude, la fureur des païens, la rage des Juifs, la timidité et le relâchement des fidèles. Le saint Pontife pourvut atout, il encouragea les uns et confondit les autres, et en conservant intact le sacré dépôt de la foi, il travailla avec succès à établir la discipline de l'Église. Il décréta la nécessité au moins de trois évêques pour le sacre d'un évêque et celle pour les clercs de recevoir les saints ordres de la main de leur propre

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évêque. Il ordonna également aux chrétiens de communier toutes les fois qu'ils entendraient la messe afin que le pain de vie les fortifiât contre les attaques alors presque incessantes de la persécution. Ce pieux pontife avait une dévotion particulière à saint Pierre dont il décora le tombeau. Il détermina un lieu pour la sépulture des papes. Après avoir gouverné rÉglise neuf ans et trois mois il reçut la couronne des martyrs et fut enseveli au Vatican.

Réflexions pratiques.

Saint Anaclet voulait que tous les fidèles qui avaient le bonheur d'assister au divin sacrifice de nos autels communiassent, ne croyant pas qu'on pût, dans la persécution, remporter la victoire sans le fréquent usage du pain des forts. Il prétendait qu'on devait regarder comme chrétiens à demi vaincus ceux qui ne recevraient que rarement la divine eucharistie. Qu'aurait dit ce grand pape s'il eût été le témoin de Findifférence de notre siècle ! Aujourd'hui que de fidèles qui remplissent à peine le devoir pascal I Que d'autres condamnent la communion fréquente ! Qu'aurions-nous répondu nous-mêmes à ce digne disciple des Apôtres? Que les persécutions des païens ont cessé! C'est vrai, mais les passions n'ontelles pas pris la place des tyrans ? La licence, le libertinage, la corruption des mœurs et le respect humain font-ils aujourd'hui moins d'apostats aux yeux de Dieu que la crainte des tourments? Dirons-nous que c'est le respect qui éloigne de la communion? Illusion : c'est le libertinage qui fait déserter la Sainte Table. On sait quïl faut ou quitter le vice ou s'éloi-

giier de la divine Eucharistie. N'ayant pas le courage de vaincre ses passions on abandonne le festin angélique. Faut-il alors s'étonner de la faiblesse qui caractérise nos chrétiens et les jette sur la voie de la perdition ?

Plan de méditation.

Motifs qui doivent nous engager à communier souvent :

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