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et pour le faire aimer, pour l'aimer nous-mêmes et avancer dans la vertu.
2° Elle posséda la force du cœur. Elle sut s'élever au-dessus de tous les avantages de sa condition et du monde; elle méprisa généreusement tous les offres du tyran; elle avait donné son cœur à Dieu, tout le reste ne lui était rien. Protestons à Dieu que nous ne voulons que lui. Mais n'oublions pas que cette protestation nous serait inutile si nous ne la soutenions par la sainteté de nos actions. Le faisons-nous?
3° Elle eut enfin la force de l'âme, c'est-à-dire un courage invincible pour souffrir toutes sortes de tourments, les chaudières bouillantes, les pointes de fer, les roues garnies de rasoirs et le glaive de la mort. Admirons cette intrépidité que la grâce lui donne et confondons-nous d'être si impatients dans les moindres choses qu'il faut endurer. Formons une généreuse résolution de pratiquer la patience dans toutes les occasions et particulièrement dans celle oh nous sentons que nous manquons souvent à cette vertu.
Plan de méditation,
La foi vive de sainte Catherine en Jésus-Christ la rend : 1° incorruptible au milieu de la corruption; 2° toute brillante de lumière au milieu des ténèbres du paganisme; 3° intrépide au milieu des plus rigoureux supplices.
Autre plan.
Triple couronne de sainte Catherine. Elle a été : 1° prédicateur; 2° vierge; 3° martyre.
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SAINT PIERRE D'ALEXANDRIE, Évêque ET Martyr
26 novembre.
Saint Pierre, évêque et martyr, était natif de la ville d'Alexandrie, dont il devint le très digne Patriarche. Il se rendit admirable par ses vertus, par rétendue de son savoir et par une profonde connaissance des saintes Écritures. Pierre monta sur le siège d'Alexandrie l'an 300 et gouverna, son troupeau douze ans. Les trois premières années de son épiscopat furent tranquilles, mais l'an 303, une cruelle persécution s'alluma dans tout l'empire romain. Pendant ce temps, Pierre montra autant de prudence que de courage, exhortant à la patience et à la persévérance les chrétiens qui étaient prisonniers. Il édifia tellement son peuple par son zèle et sa piété, que beaucoup de personnes se sentirent animées à mener une vie plus chrétienne. — Malgré tous ses soins, il eut la douleur de voir quelques apostasies. Cependant la plupart des coupables rentrèrent en eux-mêmes, et le saint évêque leur prescrivit divers degrés de pénitence selon les différentes circonstances oh. ils avaient succombé.
Mais de tous les apostats aucun ne scandalisa plus l'Église que Mélèce de Licopolis, dans la Thébaïde. Cet évêque avait sacrifié aux idoles et s'était rendu coupable d'autres crimes. Saint Pierre le fit déposer dans une assemblée d'évêques. Le rebelle, au lieu de se soumettre, commença un schisme qui dé- *=ola l'Egypte pendant cent cinquante ans. Un des
plus ardents sectateurs de Mélèce, fut Arius. Celuici fit semblant de se repentir et de se réconcilier avec le saint Patriarche qui, après l'avoir admis à sa communion, le fit diacre. Mais il ne tarda pas de revenir au schisme, et Tévêque l'excommunia de nouveau.
La persécution s'étant rallumée, saint Pierre fut fait prisonnier et condamné à mort. A cette nouvelle, Arius, dans l'espoir de gagner l'estime du peuple et du clergé et d'être élu à la place de l'évêque martyr, alla trouver quelques prêtres influents. Il les pria d'implorer son pardon auprès du Patriarche, et de lui déclarer qu'il voulait se réconcilier avec l'Église. Deux prêtres, Achillas et Alexandre, allèrent trouver le saint prisonnier pour lui faire part des sentiments du diacre coupable. L'illustre prélat jetant un profond soupir leur dit : « Ne croyez point à la sincérité des paroles du fourbe Arius. Ce perfide déchirera un jour le manteau de Jésus-Christ, gardez-vous de jamais le recevoir à la communion des fidèles. » La suite ne prouva que trop combien ces paroles étaient prophétiques. Pierre reçut la couronne da martyre, le 26 novembre de l'an 3H, la douzième année de son épiscopat. Avant de recevoir le coup fatal, il embrassa avec charité le bourreau qui venait lui trancher la tête.
Réflexions pratiques.
Saint Pierre déploya dans le gouvernement de son Église autant de sagesse que de fermeté. La vertu toutefois qui domina dans ce sage prélat fut la
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bonté que Mélèce et d'autres hérétiques taxèrent de relâchement et de faiblesse. Sévère pour lui-même, notre Saint fut toujours plein d'indulgence pour accueillir la pénitence des pécheurs qui désavouaient leurs erreurs. A l'exemple de Jésus-Christ et de notre saint Patriarche, pratiquons la douceur et la patience, en supportant avec résignation les humeurs fâcheuses et les imperfections du prochain. Nous voulons qu'on supporte nos défauts, il est raisonnable que nous ayons la même charité pour les autres. Examinons nos défauts et nous supporterons aisément ceux d'autrui. Pratiquons la douceur en souffrant qu'on nous méprise. Qui sommes-nous pour trouver le mépris si rude et si fâcheux ? Notre néant et nos péchés sont bien dignes de ce traitement. Si l'on nous connaissait on nous critiquerait bien davantage. Quel mai peuvent nous faire devant Dieu ces paroles prononcées contre nous? ou plutôt quelle couronne ne méritons-nous pas si nous les endurons avec patience? a Si nous étions humbles, dit saint Eusèbe, nous n'aurions point de peine à souffrir le mépris et les mauvais traitements qu'on nous fait. »
Plan de méditation.
I. Excellence de la miséricorde : 1° elle rend celui qui la pratique semblable à Dieu ; elle obtient miséricorde à celui qui pratique cette vertu.