‹ Un modèle pour chaque jour de l'annéeChapitre 41 sur 68 · IV · texte numérisé non relu

IV

rait et priait avec lui. — Bientôt Théodose mourut entre les bras du saint archevêque, qui prononça son oraison funèbre au service qu'on lui fit quarante jours après sa mort. — Ambroise tomba malade vers le mois de février de l'an 397 et mourut le 4 avril suivant. Le jour de sa mort, il tint les bras élevés en forme de croix pendant plusieurs heures; il remuait les lèvres sans qu'on pût entendre ce qu'il disait. Il rendit son âme à Dieu dans la nuit du vendredi au samedi saint, dans la cinquante-septième année de son âge.

Réflexions pratiques.

Dans cette admirable vie d'un des plus grands évoques et des plus grands docteurs de TÉglisc, nous remarquons que la douceur et la fermeté furent les vertus qui caractérisèrent ce grand Saint. Il gagnait tous ceux qui traitaient avec lui par l'aménité de son caractère; il inspirait la dévotion à tous ceux qui entendaient ses sermons, par la mansuétude de ses discours. Mais sa plus glorieuse conquête fut celle de saint Augustin qui ne put résister à la douceur de son esprit, jointe à l'efficacité secrète des prières qu'il faisait pour sa conversion.

Apprenons que Dieu aime tendrement ceux qui sont doux et qu'il s'en sert volontiers pour sauver les autres et pour opérer de grandes conversions, parce qu'ils mettent toutes leurs forces dans la prière, et qu'ils recourent à lui dans toutes leurs actions ; c'était la pratique de notre Saint, c'était ce qu'il enseignait aux autres.

A côté de sa douceur extraordinaire, on remar-

quait en lai une vigueur et une fermeté inébranlables pour réprimer le vice et détruire l'erreur. Aussi Théodose disait à l'un de ses favoris : « Je connais la force et la constance d'Ambroise : rien n'est capable de lui faire violer la loi de Dieu. » Sachons que la crainte du Seigneur est le nerf de la force du Saint; c'est elle qui révèle leur courage, et les met au-dessus de tous les respects humains. « Celui qui craint Dieu, dit le Sage, devient intrépide devant les hommes, et ne redoute aucune puissance mortelle, le Seigneur est mon appui, dit-il, avec Dieu, je ne craindrai rien de tout ce que l'homme ne saurait faire. » Ayons cette crainte, elle nous inspirera une douce fermeté.

Plan de méditation.

Douceur remarquable de saint Ambroise : 1° dans les charges qu'il remplit dans sa jeunesse ; 2° durant son épiscopat; 3° dans sa conduite à l'égard des hérétiques.

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