MATERNITE DE LA TRES SAINTE VIERGE
Deuxième dimanche d'octobre.
Le second dimanche d'octobre, l'Église célèbre la fête de la Maternité divine de Marie. Marie est, dans le sens le plus propre et le plus rigoureux, la mère de Dieu, puisqu'elle est la mère de Jésus-Christ, le vrai Fils de Dieu. Telle est jla croyance de l'Église qui a solennellement condamné Nestorius pour avoir nié ce dogme fondamental de la religion. Aussi, entendez cette fidèle dépositaire de la vérité; elle l'appelle mère de Dieu, mère du Christ, mère de la divine grâce, mère très pure, mère très chaste, mère aimable, mère admirable, mère du Créateur, mère du Sauveur. Marie est mère de Jésus-Christ, c'est d'elle qu'est née cet Homme-Dieu qui, pour notre amour, a bien voulu associer en lui toutes les misères de l'humanité à toutes les grandeurs de la divinité, qui ne dédaigne pas d'être notre chef et de nous faire devenir ses membres par le baptême, puisque nous ne faisons qu'un même corps avec Jésus. Dès lors
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que Marie est sa mère, elle est aussi la nôtre. Le Sauveur ne nous l'a-t-il pas donnée comme telle sur le Calvaire, et Marie ne nous a-t-elle pas enfantés tous au pied de la croix?
Si la maternité est un titre de respect parmi les hommes, à combien plus forte raison celle de Marie doit être digne de vénération. Ce n'est pas un simple mortel que renferment ses chastes entrailles, c'est Jésus-Christ, Fils de Dieu, éternel et tout-puissant comme son Père, et, comme lui, le Saint des saints ; devant lui tout n'est que souillure. Marie a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité. « Il y a dans cette maternité, dit saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu'elle a pour Fils celui que les anges adorent comme leur Dieu et leur Seigneur. » Nous qui ne pouvons comprendre un si grand mystère, inclinons-nous, adorons, et dans notre impuissance, écrions-nous avec saint Bernard : a Vierge Sainte, je ne sais par quelles louanges exalter les merveilles | opérées en vous, car Celui que les Cieux ne peuvent contenir est renfermé dans votre sein. » Qu'il vous est glorieux, ô Marie, d'être la mère de Dieu! Dans l'univers entier l'Église vous honore aujourd'hui de ce titre sacré : Vous êtes mère et sans cesser d'être vierge, et pour avoir voulu rester vierge, vous auriez renoncé à devenir la mère du Sauveur.
Réflexions pratiques.
Le titre de mère de Dieu est le [comble de l'élévation. Il donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance. Le Tout-Puissant s'est servi d'elle
pour venir à nous, nous arracher du joug du démon et nous régénérer dans ce sang que Jésus-Christ a puisé dans son sein virginal. Il l'a choisie pour être la dispensatrice des trésors et des mérites de la Rédemption qu'il désire si ardemment déverser avec abondance dans l'âme de ses enfants. Jetons-nous souvent à ses pieds, jurons de l'aimer toujours, et de recourir sans cesse à cette mère de la divine grâce. Mater divinœ gratiœ^ ora pro nobis.
Plan de méditation,