‹ Un moine et un savant, Dom Jean Mabillon [microform]: religieux bénédictin de la Congrégation de Saint-MaurChapitre 27 sur 43 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

L'édition bénédictine des ^œuvres de saint Augustin

et ses vicissitudes

LA Bible et les Évangiles ne sont pas des livres humains, mais des livres divins. D'inspiration surnaturelle, ils sont en raison de leur origine les livres par excellence. On ne saurait les comparer qu'au soleil, à un soleil d'un autre monde et d'une autre nature, source première de toute lumière spirituelle. Au-dessous d'eux, infiniment au-dessous, mais en même temps cependant à part et bien au-dessus de tous les autres, avaient pris place dans l'Église catholique les œuvres de saint Augustin, le docteur des docteurs, le suprême docteur.

Aussi, au lendemain du Concile de Trente la papauté n'avait-elle pas hésité à doter les ministres du culte et avec eux les fidèles d'une édition officielle non seulement des livres saints auxquels s'ajouteraient un missel et un bréviaire en usage dans la catholicité tout entière, mais également les écrits de l'évêque d'Hippone.

De ces inestimables écrits, il existait sans doute déjà une édition des plus appréciées et, comme telle, généralement adoptée, celle qu'avaient publiée en 1677 les théologiens de Louvain. Maintes fois réimprimée à la fin du XVP siècle et

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