CHAPITRE II
La science au service de Dieu et de TÉglise chez les Mauristes.
L'organisation des études par Dom Tarrisse
TROP longtemps dans le passé on a considéré, ainsi qu'aujourd'hui encore dans le présent on considère, les fils de saint Benoît de la Congrégation de Saint- Maur comme de purs érudits pareils à ceux que forment les Universités, l'École des Chartes, l'École des Hautes-Études, et qui peuplent les diverses sections de l'Institut. On en est arrivé à ne plus voir en eux des religieux, mais des savants, des architectes laïques de l'histoire qui de leurs confrères ne se différencient que par le port de la robe, la vie en commun et le respect d'une règle nécessaire à cette communauté d'existence. Ils personnifient ainsi le labeur littéraire ou historique, un labeur intellectuel sans égal auquel est attachée l'épithète de « bénédictin », mais ils apparaissent à peine comme des serviteurs de Dieu, des ministres du Christ et des ouvriers de l'Église.
Sans nul doute, au cours de la seconde moitié ou même des deux derniers tiers du XVIIP siècle, et de plus en plus à mesure que l'on se rapproche de la Révolution, les Mauris-