‹ Un moraliste [microform]Chapitre 6 sur 10 · LXXXVIII · texte numérisé non relu

LXXXVIII

ERNEST BERSOT

tance, les amis de Bersot n'ont-ils pas quelque peine à concilier Vatrox animiis du philosophe, l'incroyable force d'ùme avec laquelle Bersot se vit lentement envahir par la mort, avec l'absence de toute tension et de toute prétention, avec la simplicité, l'enjouement qui caractérisaient notre ami ? On ne peut attribuer à Bersot labandon, la bonhomie, mais il inspirait la confiance, il avait le charme, et cet être attachant était un héros .

Ce sujet, du bonheur, est un sujet qu'on n'aime pas à traiter, parce que tout le monde y est compétent, et juge vite ce qu'il y a d'incomplet dans ce que vous en dites ; chacun a son expérience personneUe, le souvenir de ce qu'il a vu ou senti, et se fait là-dessus une idée de la vie , qu'il veut retrouver dans les écrits qu'on lui présente. M. Paul Janet, qui sait cela, n'aurait pas parlé du bonheur s'il n'avait eu la conscience d'être utile par de sages conseils, et je n'en parlerais pas non plus, s'il ne me semblait juste de recommander un ouvrage qui a de quoi consoler et fortifier». La pensée de M. P. Janet est facile à saisir. Il ne croit pas que le parfait bonheur existe sur terre, il croit qu'il dépend de nous

• Philosophie du bonheur, par Paul JaQct, membre de l'Ins- Ulul,

ÉTUDES ET PENSÉES. f

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