SCÈNE II
Un des portiques du parvis des Gentils. — Le soleil est couché. — Quelques Israélites qui se sont attardés dans le temple, traversent le parvis et en sortent.
EuAB et Mnésithée se i^roinènent sur le portiipe où Sérapion et
GusTASP errent à l'aventure.
Le senriteor dlliab traverse le parvis et s'approche de sod mahre.
J'ai parcouru en vain toute la ville: je n'ai pu trouver nulle part le moindre abri. Les hôtelleries sont inabordables, et votre ami s'est montré très affligé de n'avoir pas été prévenu de votre arrivée.
Eliab.
Etends ici, dans cet angle, nos manteaux. — A Mnésithée. Mon cher Mnésithée, nous sommes réduits à passer la nuit sous ce portique.
Mnésithée, souriant.
Je vois vingt inscriptions qui nous menacent de mort, nous autres païens, si nous pénétrons dans les parvis intérieurs du temple. Je n'en vois aucune qui nous autorise à faire de ce lieu sacré notre hôtellerie.
Eliab.
Dans la prophétique pensée de notre Dieu, ce parvis des gentils attend de siècle en siècle les nations païennes qui doivent un jour se convertir de leurs idoles à Jéhovah et venir l'adorer à Jérusalem, et vous, Mnésithée, qui croyez en lui, avez bien le droit de chercher avec moi pour quelques nuits un asile sous ce portique. Mes chers