L'ASCENSION
En disparaissant aux r^ards de ses. apôtres, Jésus- Christ vit arriver des hauteurs des cieux une légion d'anges que son Père envoyait à sa rencontre, et qui remplissait Véther de joyeux hosanna.
Le Seigneur, suspendant quelques instants sa rapide ascension, appela deux des archanges : « Voyez -vous, leur dit-il, mes apôtres près de Béthanie? » — < Nous les voyons, > répondit Raphaël, « ne pouvant détacher leurs r^ards du ciel où leur Sauveur vient de monter et de disparaître. Ils semblent attendre de lui, pour se retirer, comme un suprême adieu. » — « Allez à eux, et ditesleur que ce Jésus qui a été enlevé d'avec eux dans le ciel, en redescendra un jour, aux ^lerniers temps, de la même manière qu'ils l'ont vu monter. ^ »
Les deux archanges, se détachant à l'instant de la brillante troupe de leurs frères, apparurent aux apôtres sous la forme de simples mortels vêtus d'une tunique blanche. Cependant, Jésus, de sa voix toute puissante qui s'abaissa vers les profondeurs de l'espace : « Fils d'Adam, » dit-il, c croyants du premier monde, venez à moi des bas lieux
^ Voir plus bas § 95.
• Actes 1, 11.
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de la terre. Captifs de la mort, vous l'êtes aujourd'hui de la vie. Je monte par dessus tous les deux et je vous distribuerai mes dons. » ^ A cet ordre qu'il attendait depuis quarante jours avec une impatience croissante , Adam s'élance à la tète des pieux Séthites ; les portes de la prison, qui s'ouvrent à leur approche, se referment sur eux, et ils voient dans la hauteur briller comme un phare étincelant l'auréole de leur Sauveur. Ils s'élèvent dans les airs supportés par l'ardeur de leur foi et de leur reconnaissance ; mais leurvol est lent et leur marche pénible. Tels des convalescents qui, après une longue maladie, se soutiennent à peine et chancellent; ou tels de tous petits enfants qui n'ont point encore le pas sûr et qui aimeraient à courir dans T immense prairie; ou tels encore des aiglons qui pour la première fois s'essaient de leurs ailes débiles à voler vers le soleil.
La troupe d'Adam avait franchi déjà la moitié de la distance, quand Jésus-Christ, détournant d'elle ses regards : « Enfants d'Abraham, » dit-il, « fidèles de la première Alliance, descendez vers moi des hauteurs des cieux; accourez du Paradis. Celui qui fut votre longue attente, sera désormais votre joie éternelle. » Plus promptes que la pensée, ses paroles avaient à peine retenti dans l'enceinte du Paradis, que toutes les âmes se précipitèrent d'un même élan vers Jésus, laissant déserte leur demeure. Mais lorsqu'elles virent monter lourdement les Séthites, elles ralentirent leur vol, et Hénoe, qui marchait à leur têfe avec Abraham, Moïse et Elie, les quitta pour prendre le commandement de l'autre armée. Ravis de joie à l'apparition de leur Prophète, les Séthites redoublèrent d'ardeur, et
» Ephés. IV, 8 sqq.
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bientôt les deux troupes, telles que deux fleuves immenses, confondirent à demi leurs flots, saluant de loin le Seigneur àe leurs chants d'allégresse : « Béni sois-tu, > disaient les uns, « ô toi le Prince de la vie qui as brisé la puissance de la mort, ^ > et les autres : c Béni sois- tu, 6 toi le Fils de rhomme qui t'es oiTert en sacrifice pour nos péchés^. »
Jésus-Christ donne le signal du départ, et l'immense cort^e s'ébranle. En tète sont les anges; derrière le Seigneur sont les justes de l'ancienne Alliance; les patriarches forment l'arrière-garde.
Dans leur solennelle ascension, chacun des trois corps chantait à sa manière les louanges de leur commun Seigneur.
« Exaltons, » disaient les Intelligences célestes, « exalp tons notre Seigneur et notre Roi ! Glorifions dans nos cantiques le Verbe éternel, Tlmage visible du Dieu invisible, le Fils de l'infinie dilection du Père !
» Quelle n'était pas la splendeur de ta gloire lorsque, Yerbe sacré, iu régnais du trône de ton Père sur l'incommensurable univers! Mais que ta gloire était plus éclatante encore lorsque, dans ton amour indicible, tu t'anéantissais et devenais un humble fils de l'homme !
» Nous adorions la sainteté que, Fils de Dieu, tu déployais dans le gouvernement de toutes choses. Mais quelle était plus admirable encore lorsque, simple homme, tu obéissais à ta mère et te soumettais à la Loi, lorsque tu surmontais au désert les séductions du monde , à Gethsé. mané les terreurs de la mort !
» Avec quelle puissance n'as -tu pas, à l'aurore du
» Hébr. II, 14.
* Ephés. V, 2.
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temps, foudroyé Lucifer et les anges rebelles! Mais que ton triomphe a été plus éclatant lorsque, mourant sur la croix, tu dépouillais par tes souffrances et ton sang Satan des droits que la justice éternelle lui donnait sur la race déchue d* Adam !
» Prince de la vie, une de tes paroles peuple de dix mille astres les déserts des cieux. Mais que ta parole est plus merveilleuse quand elle ressuscite Tâme et le corps qu'a tués le péché !
> Gloire à Celui par qui Dieu crée de rien tous le& mondes ! Mais gloire, louange, honneur, puissance à Celui qui, par sa Parole et par TEsprit, crée au sein de la souilr lure et de la mort une vie indestructible et une divine sainteté 1 »
Elevant la voix au milieu de la foule de ses ancêtres^ le dernier des patriarches, Lémec, s*écria :
« Oh bonheur! oh joie! oh délices! Nous étions prisonniers, et nous sommes délivrés ! Nos fers sont tombés et nous nous envolons dans les cieux ! Gloire à Dieu !
» Nous vivions dans des ténèbres sans lumière, et nous voici dans une lumière sans tendres ! Plus de peines et d*ennuis, mais dans le cœur la paix, sur les lèvres le chant de la reconnaissance ! Gloire à Dieu !
> Dieu est fidèle ! Il nous l'avait promis : le Fils de 1» femme briserait la tète du serpent , et voici le serpent » lâché sa proie, son Vainqueur nous conduit aux cieux ï Dieu est fidèle !
» Sur la terre maudite ^, nous attendions dans le travail
> Gen. V, 29.
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et la souffrance le Libérateur. II tardait et nous étions tristes. Il tardait encore et 'nous gémissions. Mais Dieu n'oubliait pas ses promesses : il est fidèle !
» Nous mourions, et le prince de la mort nous jetait dans sa prison. Nous y soupirions après la lumière de la vie. Et voici le brillant Prince de la vie, le Fils de la femme, nous entraîne vers son Père. Dieu est fidèle! Oloire à Dieu î »
Et la foule des Séthites répétait de cohortes en cohortes les refrains du cantique de Lémec.
Cependant, élevant les bras vers Jésus-Christ qui le précède, Abraham s'écrie : < 0 mon fils, ô mon Dieu, par qui toutes les nations seront bénies et sauvées t ^ »
Et Jacob: «0 fils deJuda! ô mon Dieu! rassemblée des nations t'appartient 2. »
Moïse : « 0 mon Sauveur ! c'était hier que sur le Thabor Elie et moi nous nous entretenions avec toi de ton eœode 3. Te voilà sorti de cette maison de servitude ; tu Jaisses derrière toi ce peuple rebelle et de col roide ; tous ceux qui t'entourent sont tes serviteurs et tes amis. Entre dans les lieux saints, et initie-moi toi-même aux mystères que là-bas je figurais par d'obscures images ! »
David : « Par l'esprit qui m'inspirait, je t'ai entendu, ô mon Fils, disant sur la croix : « Pourquoi m'as-tu abandonné? » Je t'ai vu, ô mon Seigneur et mon Dieu, assis en roi et en sacrificateur à la droite de ton Père et triomphant de tous tes ennemis.^ »
* Gen. XII, 3, etc.
* Gen. XLIX, 8 sqq.
» Luc IX, 31.
* Ps. XXÏI et GX.
326 l'ascension.
Esaïe : < Agneau de Dieu qui t'es laissé conduire en silence à la croix, qui as été frappé pour nos iniquités, qui nous as guéris par tes plaies et tes blessures; toi que le sépulcre ne pouvait retenir dans ses liens et qui par ta justice justifieras tous ceux qui croiront t * je te contemple et t'adore dans des ravissements de joie. »
Et tous les prophètes rappelaient à Tenvi ce que l'Esprit de Dieu leur avait enseigné de Celui qui, silencieux et en prière, les conduisait vers le ciel.
L'inaccessible lumière où Dieu habite invisible, ^ grandissait rapidement d'éclat et de splendeur aux regards des saintes cohortes. Ce qui n'avait été pour elles à leur départ qu'une étoile, était déjà un «oleil â)louissant et allait devenir un océan de feu. Tout à coup Moïse, de sa vue perçante, discerna à l'horizon une haute montagne : sur la cime qui se perdait au sein de la lumière de Dieu, était un temple d'or pur ; les flancs du mont étaient divisés en trois enceintes concentriques par je ne sais quelles mu. railles de jaspe, dont les portes étaient chacune d'une seule perle. ' « Voyez, » s'écria-t-il, « voyez le tabernacle et ses parvis. »
Les parvis étaient déserts. Les portes de la première enceinte, fermées à deux battants, avaient pour gardiens des séraphins et des chérubins, le front grave et serein, uneépée flamboyante à la main.
En approchant de ces portes, les anges du cortège se
» Es. LIIL
• 1 Tim. VI, 10.
» Apoc. XXI, 18-ai.
l'asgbi^sion. 327
replièrent à droite et à gauche, et Jésus-Christ s'arrêta, contemplant le temple et le trône de Dieu.
«Portes, ouvrez-YOUs! Portes éternelles, haussez-vous! » dirent les séraphins, « et le Roi de gloire entrera. »
« Qui est ce Roi de gloire? » demandèrent les chérubins.
— « C'est l'Eternel des armées qui revient victorieux de Satan, du péché et de la mort. Portes, haussez-vous 1 Portes éternelles, ouvrez-vous! * »
Les portes s'ouvrirent. Tous les rachetés allaient s'y précipiter sur les pas de Jésus-Christ. Mais il les arrêta d'un regard. En même temps un éclair partant du trône de l'Eternel sillonna l'étendue d'un bout de l'univers à l'autre; un long roulement de tonnerre gronda sourdement dans l'éther, et l'on entendit dans les hauts lieux les archanges chanter à demi-voix et avec l'accent d'un respect qui semblait de l'effroi : « Saint, saint, saint est l'Eternel ! sa justice est infinie comme sa miséricorde. »
Saisies d'étonnement ou de frayeur, les âmes furent comme refoulées eu arrière par un coup de vent qui partait de la cime de la sainte montagne. Elles interrogeaient du regard Hénoc et Elle, Abraham et Moïse. Mais ils gardaient le silence; car ils ne pouvaient comprendre pourquoi leur Sauveur, en entrant dans les parvis, leur avait interdit de l'y suivre. Tous d'ailleurs se sentaient en l'immédiate présence d'un Dieu qu'on ne peut voir et vivre. Les plus pieux des Séthites et des Hébreux, ceux qui étaient solidement établis dans la foi , confessèrent à l'Eternel de nouveau dans leurs cœurs toutes leurs fautes
» Ps. XXIV.
328 l'ascension.
en lui rappelant ses promesses, et leur paix intérieure, un instant ébranlée, se rafTermit bientôt. L'inmiense multitude au contraire était en proie à une angoisse croissante. Plusieurs même, se retournant, mesuraient du regard la distance qui les séparait du Paradis ou de la Prison. Ils entendaient les anges de Dieu se dire entre eux : « Que font ces morts dans le séjour de la vie? comment ces gens coupables et souillés osent-ils pénétrer dans le temple des cieux? Ignorent-ils donc que les archanges eux-mêmes tremblent devant Dieu ? car II découvre en eux des taches.* Ne leur a-^on pas appris que Dieu est un feu consumant?^*
Soudain apparut le premier des archanges, Micaël, le confident de Dieu et de son Fils. « Enfants d'Adam et d'Abraham, » leur dit-il, « écoutez la parole de votre Sauveur. Sa volonté est bien que vous soyez où il est et que vous partagiez sa gloire. Vous voyez même d'ici déjà les différentes demeures qui vous attendent dans la maison de son Père, Mais vous ne comprenez ni vos souillures et la sainteté de Dieu, ni sa justice et votre coulpe. Il faut que votre Sauveur aille vous préparer le lieu en \q purifiant k l'avance par son sang de toutes les impuretés que vous apporterez en y entrant. ^ »
Jésus cependant avait traversé le parvis des Gentils, celui des Israélites , laissé à sa gauche l'autel du sacrifice et franchi les degrés du temple. Il s'arrête devant l'autel des parfums et prie. Tous les regards sont fixés sur lui. ' Il prie, mais nulle parole ne sort de sa bouche. Dans le fond de son âme il dit à Dieu :
^ JoblV, 18;XXV, 5.
« Hébr. XII, 29.
» Jean XIV, 2 sqq.; Hébr. IX, 22 sqq.
l'ascension. 329
« Père, me voici, j*ai fait ta volonté *. *
» Tout est accompli.
» Tu m'avais envoyé auprès des hommes pour les sauver. Je n'ai point envisagé comme le plus grand des biens d'être ton égal;^ je me suis dépouillé de la gloire que tu m'avais donnée avant que le monde fût, et me suis anéanti. Je suis né dans Thumilité, j'ai vécu dans l'obscurité, j'ai été ton apôtre 3 au milieu d'une race m- ^TdAe ei perverse qui m'a fait mourir, et lorsque tu m'as demandé en Gethsémané de prendre sur mot la peine des péchés des hommes, après bien des larmes et des supplications et des cris d'angoisses, * je t'ai dit : « Que ta *volonté soit faite et non la mienne! Tu m'as ainsi accompli par la souffrance * et ma sainteté est parfaite. Rendsmoi après l'épreuve selon ta justice, ^ la gloire qu'avant répreuve tu m'avais donnée dans ton amour.
» Ta justice condamnait à d'éternelles souffrances une race rebelle et corrompue. L'accès de ton ciel était pour l'éternité fermé à ces malheureux. Il fallait mes souffrances pour les exempter de celles que tu leur réservais. Je me suis soumis : j'ai pris sur moi la peine de leurs péchés, et toi, ô mon Père, tu as pendant trois heures de ténèbres et d'épouvantes abandonné ton Fils, le Fils de
ta dilection L'expiation est accomplie. ... Pèr^ ^w;?^^,^
reçois dans ton ciel la race que j'ai sauvée par mes tourments.
» Hébr. X, 7.
* Phil. II, 6.
» Hébr. m, 1.
* Hébr. V, 7.
» Hébr. U, 10; V, 8 sqq.; YII, 28.
* Phil. H, 7-8; Hébr. XH, 2; Jean XVH, 5, 19, 24. ^ Jean XVH, 25.
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> Ta sainteté repoussait loin de toi à jamais une race souillée. Il fallait pour la purifier le sang le plus pur. Ce sang, c'était le mien. Tu me Tas demandé, je te l'ai donné. J'ai fait pour eux la libation de ma vie. Elle les a lavés de toutes leurs impuretés. Père juste, accorde- moi de les recevoir dans ton ciel.
> J'ai appris à mes disciples à croire en moi d'une foi qui les unit à moi comme je suis uni à toi. Je suis le cep y ils sont \e& sarments; je suis le corps y ils sont mes membres; je suis VépouXy ils sont l'épouse. Sur cette foi j'ai fondé une Eglise contre laquelle l'Enfer ne prévaudra pas. Par cette foi j'ai allumé le feu d'une charité qui s'étendra sur la terre entière. L'humanité sera mon Eglise, et l'Eglise, c'est le corps dont je suis la tête. Elle est moi. ^
» Aussi je te demande pour elle non le salut, ^ mais la gloire; non la gloire des anges, mais la mienne; non le trône des archanges, mais mon trône. Ouvre à mes frères, malgré leurs souillures, tes parvis et ton temple et ton sanctuaire. Me voici qui viens avec l'éternelle efficace de mon sang, purifier les lieux saints qu'ils auraient souillés de leur présence.
» J'ai été sur la terre ton garant auprès d'eux, et sur ma parole ils ont cru à ton pardon. Je suis leur garant auprès de toi : ils seront un jour saints comme nous som mes saints, et jusques à ce jour-là j'intercéderai sans cesse pour eux auprès de toi. ^ »
A ces mots intimes , le voile du sanctuaire se déchira,
» Matth. IX, 15; Luc XII, 49; Jean III, 29; XV, 1; Eph. I, 23.
* Hébr. II, 7-10; III, 3-6.
• Hébr. VII, 22-25.
l'ascension. 33i
puis s'évanouit, et Jésus-Christ entra avec son sang dans^ le lieu très saint.
Alors Moïse, qui du dehors avait suivi tous les pas du Sauveur: « 0 mes frères,» s'écria-t-il, « voyez, voyez dans le sanctuaire.... que se passe- t^il? Est-ce une vision? estce la réalité? Est-ce le Sauveur? est-ce son ombre ou son corps? Il tient dans sa main gauche une coupe; elle est pleine du sang qui a jailli de son flanc percé. De sa main droite il asperge.... ô mystère.... le trône même de Dieu.... »
— < D'où vient ton étonnement? » dit à Moïse un^des séraphins qui gardaient les portes. « As-tu donc oublié les fêtes que tu as toi-même instituées? Et n'as-tu pas pris garde aux paroles de Micaël ? »
— « Je comprends, » reprit Moïse après un long silence.. < Sur la terre l'arche, qui figurait le trône de Dieu , était chaque année à la grande fête des expiations, purifiée par le sang des souillures qu'elle contractait au sein de notre peuple. Et dans le ciel, le vrai trône de Dieu, au pied du" quel nous all(»is traîner nos souillures, doit être purifié par le sang du Fils de Dieu, de peur que le feu ne jaillisse du sanctuaire et ne nous consume. »
A peine Moïse avait-il prononcé ces paroles que retentit une voix si douce qu'elle fît palpiter de joie tous les cœurs, et si forte qu'elle ébranla l'univers. Elle disait : « Assiedstoi à ma droite jusqu*à ce que j'aie rangé tous tes ennemis sous tes pieds. * »
Et le Fils de l'homme monta sur le trône du Dieu.
A cet instant le tonnerre se tait, les séraphins recom-
^ Ps. ex.