‹ Un mystère de la passion, et la théorie de la rédemptionChapitre 145 sur 158 · III. Ura<i · texte numérisé non relu

III. Ura<i

Nous allons passer très rapidement en revue les lustra-

* Peuple primitif j 1. 11, p. 915 sqq. — A critieal history ofthe doctrine of a future life, par W. Rounsville-Àlger. New- York, 1871.— Revue des Deux-Mondes : Les origines des croyances relatives à la vie future, par Ludovic Carrau. l*r déc. 1875. — M. Garraa reproche sévèrement à M. Lubbock d'avoir passé sous silence les idées des sauvages sur les peines et les récompenses de la vie future. Ces idées en enet s*expliquent difficilement par le transformbme •et Torigine simienne de Thomme.

ISRAKL. 41$

tions lévitiqaesi des souillures de U chair, les sacrifiées propitiatoires, la Loi et la Prophétie.

Nos vues sur les sacrifices sont le résultat de longues études. Elles pourront sembler quelque peu hasardées k plusieurs de nos lecteurs. Nous nous proposons de les jus* tifier et développer ailleurs. Nous ne pouvons ici que ré* sumer et affirmer.

Les lustrationsA

Le culte lévitique contient un certain nombre de rites qui purifient l'homme de souillures physiques impersou* ndies, fatales, inhérentes à la race. On ne peut imaginer une démonstration plus évidente de l'intime conviction qu'avaient les Israélites, comme au reste tous les Gentils, de la corruption du genre humain, de son état de chute ou, en d'autres termes, du péché originel.

Cette souillure gtt tout spécialement dans le corps, dans la chair, dans les actes par lesquels se propage la race humaine. De là la circoncision. Pour devenir un membre du peuple Elu, il faut, par ce rite symbolique, confesser que Ton est issu d'une race souillée, et que l'on doit retrancher de son âme, ^ fût-ce au prix d'une vive douleur, tout ce qui dans notre primordiale nature peut devenir, par un dTet de la chute, une occasion de péché et d'impureté.

Si l'enfant est impur pendant huit jours jusques à sa

* Lévit. XI-XV.

' Voir déjà dans le Deiitéronome Texpression consacrée : circoncire le cœur (X, 16: XXX, 6), que supposent d'ailleurs Ex. VI, 12 et 30, et Lév. XXVI, 41 ; puis Jér. IV, 4; VI, 10; enfin Rom. II, 29 ; Phil. m, 3; Col. U, 11. - Gomp. Matth. V, 29 sqq.

circoncision, le seront aussi la mère qui la conçu et mis au monde, l'acte par lequel il prend vie, et les infinnflés ou les maladies qui se produisent dans ce domaine mystérieux de la ^nératioo.

La loi du Sinaï déclare en outre impur le lépreux, se* pulcre ambulant, lamentable représentant de tous les maux physiques que le péché cause à l'homme. Mais ici la souillure physique se complique d'une souillure morale et volontaire.

Cette même loi distingue enfin les animaux en mondes et en immondes, et elle prescrit les rites de purification pour la souillure qui provient des corps morts.

Chaque espèce de souillure a sa lustration spéciale, qui consiste soit en de simples ablutions, soit en des sacrifices plus ou moins compliqués.

Aux confius de la souillure morale et de celle du corps âe place ceUe que le guerrier contracte dans le combat en versant le sang de T homme. Sous Moïse, les Israélites après la défaite des Madianites se purifièrent eux-mêmes et leurs vêtements avec Teau d'aspersion et firent passer au feu les objets en métal ^.

Les sacrifices A

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