‹ Un mystère de la passion, et la théorie de la rédemptionChapitre 48 sur 158 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

JESÇER, réteillé en sorsaot.

Jahir, au nom de Dieu, qu'as-tu ? Quels cris effroyables tu pousses I Quel malheur t'est^il arriTé? Qui veux-tu crucifier ?

JAHIR.

Lui ! rinfâme t le maudit !

JESÇER.

Mais qui donc?

JAHIR.

Le Prophète, le Nazaréen.

JESÇER.

Jahir, tu es le jouet d'un mauvais rêve; hier soir encore tu nous déclarais solennellement que Jésus est le Messie.

Je viens encore à l'instant même de vous le prouver à tous.

JESÇER.

Et c'est le Messie que tu veux crucifier.

JAHIR.

J'ai l'esprit troublé, Jesçer; aie pitié de moi. J'ai fait un songe qui ne ressemble à aucun autre.

JESÇER.

Mon cher Jahir, ton rêve est un cauchemar. Si c'était un de ces songes que Dieu envoie à ses enfants, il ne t'aurait pas donné un accès de rage.

JAHIR.

Mais c'est pour la gloire de Dieu que je voulais crucifier le faux Messie.

140 PREMIBBE JOURNÉE.

Page 1