‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 103 sur 356 · Ekkehard, Watterich, V. P. H. I. 51Hi et ô\r,l · texte numérisé non relu

Ekkehard, Watterich, V. P. H. I. 51Hi et ô\r,l

4. • Pulcher juvonis rubicundus. * Homnizo. Vit. Math., II, 11.

5. MioNE, CCXVI, Sfi8. C'('st à cotte époque que le Pape ordonna la réunion de

LE CONTINUATEUR DE GREGOIRE Vil.

afcorda-t-il également des droits considérables sur les églises que lui, ses successeurs ou les grands du royaume auraient arrachées au joug des Sarrasins ou reconstruites ? Cela n'est pas certain ^

A Milan, Urbain II consacra Tévêque d'Auxerre, Humbold. Mais Févénement le plus remarquable qui signala son séjour à Milan fut Tintronisation de Tévêque de cette ville, Arnoul, élu depuis deux ans, puis interdit par le légat pour avoir reçu la crosse et Tanneau des mains de l'empereur, mais humble pénitent dans un monastère où il s'était retiré pour expier sa faute. Le Pape le rappela de son obscurité, lui fit donner Fonction épiseopale par ses vaillants soldats d'avant-garde, Thiémon et (i(»bhard, et lui couvrit les épaules de l'honneur dupallium. L'archi^vêque fut intronisé le jour de Saint-Georges. Monté sur un rheval blanc, et précédé de douze gonfaloniers, il fut conduit de Téglise Saint-Denis à son palais archiépiscopal. Les Milanais, subjugués par l'ascendant du bienheureux Urbain, raconte Si- *ronio, oubliant leurs vieilles querelles de parti, se réconcilièrent avec un élan merv^eilleux : dans les rues, sur les places publiques, nobles et roturiers s'embrassaient en pleurant.

Ce triomphe devait avoir un épilogue. Avec le schisme fondant comme la glace au brillant soleil de la Papauté, la simonie et l'incontinence qui régnaient en maîtresses dans Milan, devaient se voir jeter un superbe défi par l'apothéose de deux de leurs victimes. On fit la translation, dans l'église Saint-Denis, des reliques de saint Herlembaud, martyrisé par les scliismatiques au temps de Grégoire VIL Son corps fut déposé auprès des ossements de saint Ariald, diacre de Milan, martyrisé, lui aussi, en 1066. Les deux précurseurs de saint Charles Borromée levaient travaillé de concert à la sanctification du clergé mila-

l'i-glise (rOrange, après la mort (Je son ôvèque, à l'église de Saint-Paul Trois-Chàti'aux, dans la Drùme. (Mansi, Conc. XX, 8<)9.)

1. V. Pfi.lgk-II., Actay II, n. 187. Celte bulle y est rangée panni les fausses. (Cf. La Flente, Ifisl. EccL de Esp., III, 5*20.) Le 10 avril, le Pape confirma les privilèges H possessions du monastère d'Aurillac (pFi.rGK,-II., .4r/a, 1,02). Cependant, cette affirmation que le monastère d'Aurillac aurait été récemment consacré par le Pape lui-même met en doute l'authenticité de celte bulle.

nais ; associés dans la lutte, ils Tétaient dans la gloire : les vils esclaves de Vénus et les sectateurs de Simon, lit-on sur la tombe du premier, Tout immolé pour avoir stigmatisé l'incontinence et réprouvé la simonie ^

La glorification des saints, c'est la condamnation des vices. Aussi le Pape, dans cette simple journée, avait-il fait avancer d'un grand pas la cause du royaume de Dieu '-'.

Sur le point d'entrer en France, il consacra les églises de Côme et d'Asti 3. Mais, avant de le suivre dans cet intéressant voyage à travers sa patrie, arrêtons-nous un moment aux événements de l'Eglise d'Angleterre.

Page 1