‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 111 sur 356 · Ep. 14, c. 24 et 2, éd. Thiel, I, p · texte numérisé non relu

Ep. 14, c. 24 et 2, éd. Thiel, I, p

2. • C*e8t en effet le même Esprit, dit ailleurs Bernold, qui opère dans ces ofnces, et ses dons divins ne doivent pas iHre Tobjet d'un odieux mercantilisme. - (Berxold, ApohgelicoSy ibid., p. 60.)

3. Bernold, De emptione eccletiarum. Mon, Getm,, t. Il, p. 107, 108.

IL — Conduite d'Urbain II a l'égard des simoniaques. — Lettre du Pape sur les sacrements conférés par des indignes.

Cependant il est à remarquer qu'Urbain II tendait à un mode de législation tout à la fois ferme et tempéré dans cette grave question des clercs indignes, simoniaques, incontinents ou schismatiques.

ce Nous avons statué, vous ne l'ignorez pas, avait-il écrit au clergé et au peuple de Bergame, que tous les simoniaques doivent être écartés des ministères indûment reçus et de l'exercice de la juridiction sur les églises. Nous regardons comme simoniaques ceux qui, au su de tous, ont acheté par. de l'argent, des promesses, des sollicitations, ou des engagements quelconques contractés dans cette vue, les ordres ou les honneurs ecclésiastiques. Quant aux prêtres canoniquement éloignés de leurs charges, on ne peut leur accorder la faculté d'exercer aucun ministère dans les églises qu'ils ont achetées. Seulement, pour qu'ils aient la facilité de pleurer efficacement leur faute et de se remettre en grâce avec Dieu, ils auront à passer à d'autres églises ou dans les cloîtres, et là, se pliant au joug de la discipline régulière, ils se livreront courageusement aux exercices du combat spirituel*. »

Urbain avait également défendu à Hermann, évêque de Metz, de laisser exercer dans l'Eglise aucun pouvoir de leur ordre aux clercs trafiquants ou incontinents, tant qu'ils ne seraient pas sortis de leurs erreurs 2. P'autres fois, il permettait aux évoques d'en décider eux-mêmes dans leur sagesse.

a II appartient à votre prudence, écrit-il a l'un d'eux, de juger

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