Coll. BriLj Urb. ep. 42. EpisloL P. R. Lœtoenfeld, p
2. Coll. BriL, Urb. ep. 34. Epistol. P. IL Lœwenfeldy p. 62, n. 127. Il écrivait cela au comte de Salerne. (D*après M. Ewald, Neues Archiv,, v. 363.)
3. Coll. BriL, Urb. ep. 32 m /tn^. -^ Les Papes eussent été puissamment soutenus dans la lutte contre la simonie, si tous les laïques avaient agi comme le chancelier du roi Roger de Sicile; celui-ci, un jour, vendit le même évéché à trois candidats. Quand arriva le moment de l'élection, il les déclara tous trois indignes, en fit choisir un autre, et obligea les premiers à verser cependant le prix convenu. (Cf. HuRTER, Tabl. des Inst. au Moyen Age, t. I,p. 4G3.)
sisterai pas sciemment aux consécrations de ceux qui reçoivent des laïques Tinvestiture d'évêchés ou d'abbayes. Ainsi Dieu me soit en aide et ces saints Évangiles ^ » Il en fut de même pour Tévêque de Beauvais.
Telle était la fermeté du souverain Pontife contre les désordres et sa condescendance pour les personnes.
Voici d'ailleurs la belle et substantielle réponse qu'Urbain II adressait à Lucius, prévôt de l'église de Saint-Jouvence de Pavie, qui l'avait interrogé sur la simonie et sur la valeur des sacrements conférés par des indignes.
c( Vous me demandez, dit le Pape, s'il y a simonie à vendre un bien ecclésiastique. La chose est évidente, d'après la parole même de l'apôtre saint Pierre à Simon : Que ton argent soit avec toi en perdition, parce que tu as cru que le don de Dieu se pouvait acquérir à un tel prix 2. Le don de Dieu, en effet, c'est TEsprit-Saint; le don de Dieu, ce sont aussi les oblations de l'Église. Remarquez que Simon le Magicien, qui avait feint d'accéder à la foi, n'a pas voulu acheter l'Esprit- Saint pour l'Esprit-Saint dont il était indigne (car il est écrit : l'Esprit-Saint, auteur de la Sagesse, est ennemi de la feinte^). Mais il a voulu, autant qu'il le pouvait, en vendant les miracles, œuvre du Saint-Esprit, faire fructifier l'argent qu'il avait versé. Aussi l'Apôtre le maudit et l'abhorre, non pour avoir acheté l'Esprit-Saint, chose qu'il savait impossible, mais pour avoir cédé à l'appât du gain, à l'avarice, l'asservissante idole.
(c Les choses ecclésiastiques étant un don de Dieu parce qu'elles sont données par Dieu aux fidèles et par les fidèles à Dieu, parce que, également, elles sont reçues de lui gratis et doivent être gratuitement données; les acheter ou les vendre pour en tirer un bénéfice, c'est croire, avec Simon, que le don de Dieu peut se payer à prix d'argent. Aussi quiconque détournerait ces mêmes biens du but de leur institution en les échangeant pour de la finance, ou pour des engagements ou