MïOsE, CLL
rituelle du sacrement est comme la lumière : elle atteint dans sa pureté les corps capables de la recevoir, mais les impuretés qu'elle traverse ne la salissent point. Être baptisé par un ivrogne^ par un homicide, par un adultère, c'est étVe baptisé par le Christ. » Et ainsi du reste. Cependant nos prédécesseurs Nicolas et Grégoire ont imposé aux fidèles de ne point participer a la messe des prêtres évidemment reconnus comme indignes : c'était enlever à ceux-là une occasion de pécher et ramener ceux-ci à une salutaire pénitence.
« Voici ce que notre prédécesseur Grégoire, entre autres choses, a écrit aux ducs Rodolphe et Berthold * : « N'ayez pas sciemment recours au ministère des simoniaques ou des indignes, et, autant que vous le pouvez, par la force même si c'est possible, empéchez-les d'exercer leurs fonctions saintes. »
a Or on vous a fait des objections, celle-ci par exemple : Si la consécration du corps et du sang de Jésus-Christ n'est pas valide, si les sacrements n'ont aucune valeur, en quoi sont-ils nuisibles à ceux qui consacrent ou administrent? Et s'ils sont valides, pourquoi les mépriser, quand même l'administration en serait faite par un indigne ? Nous répondons : Les sacrements conservent leur vertu, comme saint Augustin l'a soutenu contre les Donatistes, mais ceux qui les administrent ou les reçoivent au mépris des décrets du Pape — excepté le cas du danger de mort où il faut bien recevoir le baptême ou la communion — subissent un dommage en ce sens qu'ils font acte d'idolAtrie, accomplissant des œuvres absolument défendues par les canons. Le prophète Samuel le dit : C'est une sorte de magie de ne vouloir pas se soumettre au Seigneur, et, ne pas se rendre à ses volontés, c'est être pour ainsi dire idolâtre -. Voilà pour les mauvais catholiques qui sont dans l'Eglise. Quant aux sacrements des schismatiques et des hérétiques (puisque ces hérétiques vivent en dehors de l'Église, d'après la tradition des Pères, de saint Grégoire, de saint Cyprien, de saint Au-