‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 116 sur 356 · I Reg., XV · texte numérisé non relu

I Reg., XV

gustin, de saint Jérôme), ils peuvent revêtir Tapparence de sacrements, mais nous déclarons qu'ils n'en ont point Teificacité, à moins que les ministres ne soient revenus à l'unité catholique par rimpôsition des mains.

« Cependant il ne faut pas oublier que les canons des Apôtres, dont l'autorité cimente l'union de l'Église Romaine et de TÉglise d'Orient, et, avec eux, l'illustre martyr Cyprien et quatrevingts évoques, appellent le baptême des hérétiques le bain du démon. C'est pour cela que les martyrs et pontifes romains Etienne et Corneille, saint Augustin lui-même, dans son livre du Baptême, ont vivement blâmé saint Cyprien, et ces évoques ont affirmé que le baptême conféré par les schismatiques et les hérétiques, du moment qu'il est fait dans les formes de l'Eglise, est valide. Et la chose est vraie. Car il n'en est pas du baptême comme des autres sacrements. Le baptême est le premier et le plus nécessaire; il presse plus à donner, que la communion ou les autres sacrements, à quelqu'un en danger de mort.. Et si Ton ne trouve pas alors un catholique à sa disposition, il vaut mieux recevoir le baptême des mains d'un hérétique que de s'exposer à la mort éternelle. Cette opinion de Corneille, d'Étienne et d'Augustin a été suivie par Innocent, Sirice, Léon, Anastase, saint Grégoire le Grand et toute l'Eglise catholique. Et comme la brièveté d'une lettre ne peut permettre une suffisante réponse à toutes vos questions, renvoyez les hérétiques, pour leur instruction, au Siège apostolique, ou bien, selon le conseil de l'Apôtre, après plusieurs admonitions, évitez-les. Mais vous, restez fidèle jusqu'à la mort, pour mériter la couronne de vie ^ . »

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