A. G. SS\, m
2. C'est sans doute le même concile que crautres veulent à Rome. La phrase de BernoWy/. G. SS., V,449) : • domnusPapa Urbanus generalem sinodum 115 episcoporum collegit », doit se rapporter au concile de Melfl. Il ne dit pas du reste que ce concile s'est tenu à Rome. Jaffé est de cet avis. Regest., 5408. Si Baronius a mis ce concile à l'année 1Q90, c'est sans doute parce qu'il s'est appuy«* sur certains écrivains de l'Italie méridionale qui ont une manière de compter à part : ils font commencer l'année au mois de septembre, avec l'indiction romaine, en sorte que, dans la supputation des années, ils sont en avance de quatre mois sur les autres.
3. • ... postquam diutius est de moribus Ecclesiae disputatum... atque ait unica Dîii nostri sponsa sine macula et ruga permaneat... . ColL BriL, Urb. ep. 47.
4. . Anne Dfli 1090, indictione 13 mense septembris, Urbanus papa sinodum in civitate Mclfia celebravil, in qua Rogcrius dux liggius homo ejus effectus, pro-
Faut-il, avant de quitter Melfi, rapporter un incident qui révèle la bonté d'âme de notre Pontife et le montre toujours soucieux des moines ses auxiliaires du dedans comme les Normands Tétaient au dehors ? Durant une des sessions du concile, le Pape, assis sur son siège, aperçut, au milieu des Pères de l'assemblée, le vénérable Pierre, abbé de la Gava, qui était nutête. On se rappelle que ce Pierre avait été le maître d'Urbain à Cluny * : « Il ne convient pas, aurait dit le Pape, que le disciple siège la tête couverte quand son maître est là devant lui tête nue. » Alors il fit porter à Tabbé une mitre d'évêque •. Pierre la reçut respectueusement avec une inclination profonde. Mais il ne voulut jamais en faire usage malgré les instances du Pontife ^. Comme il avait Testomac délabré, au point d'en avoir perdu la voix, il reçut du Pape Tinjonction de prendre habituellement un peu de vin *.
Après s'être rapproché de Rome où il passa les fêtes de Noël, Urbain II reprit, Tannée suivante, sa vie errante, se dirigeant vers Bénévent où il devait célébrer un concile au commencement de Tannée 1091. Dans Tintervalle, ses légats apostoliques et, parmi eux, Raynier, venait d'en réunir un autre en France, à Toulouse, aux environs de la fête de la Pentecôte. Berthold qui en fait mention Tappelle un concile général parce qu'il s'y trouva des évoques de diverses provinces et rapporte que le Pape y fit faire, par ses légats, plusieurs règlements contre certains abus en matières ecclésiastiques 5.
mittens se jurejurando fidem sen-^aturum Romœ Ecclesiae et eidem pape ejusque succossoribus canonice intrantibus, accepit per vexiUum ab eo terram cum ducatus honore. » {Romoaldi Annales, M, G., II, xix, 412.)
1. « ... Sanctissimi Urbani Pont. Max. institutor. » Anonyme dans Ughelli, JtaL sacr.^ t. VII, p. 544.