‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 120 sur 356 · Bcrthold appelle ce concile generalem synodunu · texte numérisé non relu

Bcrthold appelle ce concile generalem synodunu

propos du premier, le Pape renouvela l'excommunication tant de fois lancée contre Thérésiarque Guibert et ses complices; au sujet du second, il ordonna que désormais seraient choisis pour Tépiscopat les seuls clercs qui auraient religieusement vécu dans les ordres sacrés du diaconat et de la prêtrise. Il défendait en outre à tout évéque d'ordonner un clerc étranger sans lettres testimoniales. Pour guérir le troisième fléau, il prononça Tinterdiction d'office et de bénéfice contre les chapelains qui auraient exigé la dîme des laïques sans le consentement de leur évéque. Enfinyle dernier jour, on imposa à tous les laïques le précepte de Tabstinence à partir du jour des Cendres ^

En retournant vers Rome, Urbain II s'arrêta, vers le milieu de novembre, à Alatri, dans le Latium, d'où il envoya au monastère de Saint-Gilles, dans le diocèse de Nîmes, la confirmation des biens que cette maison avait reçus de plusieurs nobles personnages, comme de Ladislas, le saint roi de Hongrie, de Renauld du Bellay, archevêque de Reims, de l'évêque de Cahors, Gérald,et du vicomte de Toulouse, Adhémar. La simonie est le spectre que le Pape tremble de rencontrer partout. Ausjai recommande-t-il à l'abbé Odilon de s'adresser, pour l'ordination de ses moines, à l'évêque de Nîmes s'il est en communion avec le Saint-Siège et s'il consent à conférer les Ordres gratis 2. C'est ce qu'il répète dans une seconde lettre adressée au même monastère, en laissant aux religieux la liberté de demander les or-

1. En même temps on demandait à tous, clercs et laïques, hommes et femmes, de recevoir, ce jour-là, des cendi^es sur la tôte, et on interdisait la célébration du mariage, de la Soptuagésime à l'Octave de Pâques, et depuis le premier dimanche de TA vent jusqu'après l'Octave de TÉpiphanie. Mansi, XX, 738.

Au cours du synode, le Pape avait garanti les possessions du Parthénon de Sainte-Croix de Poitiers, sur la demande de Tabbesse Adélaïde. (MAmu.., Annal. V, 282.) Le 1« avril, il donna raison à IVvêque de Monopolis, Homiiald, contre l'archevêque de Brindes qui réclamait sur le premier les droits de métropolitain. L'indépendance de l'église de Monopolis fut confirmée parlcsufTrage unanime des Pères, comme Urbain le déclare lui-même dans la bulle délivrée à cet effet. (Mansi, XX, 739.) Enfin le Pape confirmait les privilèges du monastère de Crespin en Belgique dont l'abbé, Raynier, était venu à Bénévent, accompagné d'un moine, le futur S. Albert. (V. Bolland. à la date du 7 avril, dans la vie de S. Albert.)

2. • Si ea impendcre pratis et sine pravitate voluerit -. Pfld;k-H., Acla, 1, n. 57 quel donne AUari pour Alatri). Gkifkon, BiUlaire de S. Gilles. Nimos, 18Si, p. 27. (le Bibl. nat. lat., 11018, f.24.

dinations à Févèque qu'il leur plaira, pourvu qu'il soit irréprochable, et en leur recommandant de réclamer ce service à Tévêque de Nîmes le plus souvent possible*.

1. Cette lettre est peut-être aussi de novembre. PFLLT.K-H.(ylcto, I,n. 58) a place entre septembre et fin dc^cembre. Griffon, ibid.f p. 29.

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