‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 121 sur 356 · I. — Le célibat ecclésiastique. — Affection d'Urbain II · texte numérisé non relu

I. — Le célibat ecclésiastique. — Affection d'Urbain II

POUR LES MOINES. ClUNY. — LeS CHANOINES RÉGULIERS.

— Les MOINES dans le ministère paroissial.

Il était naturel que la particulière bienveillance du Pape allât droit aux monastères, puisque ce fut sur les Réguliers qu'il voulut s'appuyer pour réformer l'Eglise et, en particulier, les mœurs du clergé. Le célibat ecclésiastique était attaqué par les doctrines des Nicolaïtes et surtout violemment combattu dans la pratique par Tincontinence des clercs et le mariage des prêtres. Au torrent des mauvaises mœurs il fallait opposer, par l'exemple, une digue plus forte que les décrets des conciles.

La chasteté est une des forces vives deTEglise. Elle est, dans une société qui est appelée à vivre ou à revivre, la digue des débordements ou le ferment des résurrections. « Se souviendra-t-il du peuple qu'il a adopté selon Tesprit, a dit Michelet, celui à qui la nature donne des enfants selon la chair? La paternité mystique tiendra-t-elle contre l'autre ? Il y a dans le plus saint mariage, il y a dans la femme et dans la famille quelque chose de mou et d'énervant qui brise le fer et fléchit Tacier. Le plus ferme c(«ur y perd quelque chose de soi. C'était plus qu'un homme, ce n'est plus qu'un homme. Il dira comme Jésus, quand la femme a touché ses vêtements : Je sens qu'une vertu est sortio do moi*. » Saint Jérôme,

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