‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 126 sur 356 · Baromls, XVII, ad ann · texte numérisé non relu

Baromls, XVII, ad ann

H • ... de quo in Domino confidimusmultum fruclum oxcroscere •. Lettre à Udalricy inf. cit.

I. Ségor était une des villes enchanteresses de la vallée du Jourdain que Loth choisit pour son lieu de repos, comme le jardin du Seigneur. Gcn., xni, 10.

de la répandre en Angleterre. Aussi, faut-il savoir presque autant de gré à ceux qui réveillent cette vie primitive de l'Église, sous l'inspiration et l'impulsion du divin Esprit, qu'à ceux qui, par la motion du môme Esprit-Saint, entretiennent dans son épanouissement la fleur de la religion monastique. Nous approuvons donc votre dessein de toute Tau torité de notre charge*... »

L'idée inspiratrice des chanoines était en effet la rénovation de l'esprit de la primitive Église. Le Pape souhaitait ardemment multiplier pour les clercs les centres de vie régulière et commune. Telle était la communauté des chanoines réguliers, d'après ce qu'en disait Pierre Damien aux clercs de l'église de Fano qui discutaient pour eux-mêmes sur l'opportunité de la vie commune. Pierre Damien les rappelle à l'esprit de l'Église primitive : « Comment un clerc peut-il s'appeler chanoine s'il n'est régulier? Est-ce qu'un moine peut s'appeler de ce nom, s'il n'est, d'après la racine même, un solitaire? Il y en a qui veulent porter le nom de chanoine, c'est-à-dire de régulier, sans vivre d'après une règle. Ils aspirent à partager entre eux les biens de l'Église, et ils n'ont cure de vivre en commun dans l'Église '-. » Rappelant alors la communauté des premiers siècles, il dit que ce qui différencie les élus des réprouvés, c'est que les premiers se réjouissent de mettre en commun leurs propres biens et que les autres, tout en divisant les esprits, divisent aussi les biens préalablement mis en commun. Là où il y a division des choses, il n'y a certes pas union des cœurs; comme la passion des biens de ce monde sépare, la charité unit.

Urbain II préconisa donc l'idée de tout son pouvoir. S'il avait pour les moines de l'Ordre de saint Benoît tous les égards possibles, « il n'en avait pas moins, disent les bénédictins eux-

1. Pat, lat.,CLl, 337, et Coqueunes, BuUar. PnvUeg, Sum. Pont,, Ampl. ColUct., II, 67. — 11 est à noter en effet que la vie commune a été pratiquée dès le début chez les clercs, et louée par les Pères, surtout par saint Grégoire (Pez., Il, 294, note) qui réunissait dans la vie commune clercs et moines chez lui. Le moine Gerhoh préconise la vie commune pour les clercs et pour les évéqucs avec eux. Il va jusqu'à dire de ne pas ordonner ceux qui ne veulent pas de la vie commune.

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