Hisl. lut,, VIIL
2. Gallia Christ., t. VI. Insl., p. 26, ex Archiv. archiep. S. Pauli Narbon. MiiJXE, CLI, 360.
3. Ibid, Cette note de raïuour grandissant du Pape pour les chanoines n^guliere y est exprimée : « Vos ergo Hlii in Christo carissimi dilectionis nostrte studiis iemper pt^seslaniioribus responclentes... »
pendant fut faite du port de la crosse. L'usage s'étendit de plus en plus et, avec le temps, on vit les supérieurs des chanoines officier solennellement comme les autres abbés, avec la mitre et les ornements pontificaux, du consentement des Papes.
Enfin ce fut de Milan qu'Urbain II approuva les chanoines réguliers que Tévèque de Carcassonne avait établis dans sa cathédrale et dans deux autres églises K
Au mois de juillet 1096, il adjuge définitivement aux chanoines réguliers de Saint-Saturnin contre Tévêque de Toulouse, Imard, le quart des oblations de l'église, alléguant « qu'il était manifestement inique de refuser à des hommes vivant en commun par la grâce de Dieu et soumis à la discipline régulière ce que les évêques précédents leur avaient accordé antérieurement alors qu'ils n'étaient que de simples clercs » 2.
Aux chanoines de Rodez il écrit : « Afin que vous puissiez servir Dieu plus tranquillement et observer plus strictement la discipline des chanoines réguliers, nous vous accordons, à la demande d'Adhémar, votre évoque, d'avoir votre cimetière à côté de l'église mère où vous vivez en commun : ceux de vos frères ou de vos paroissiens à qui vous administrez les saints mystères durant leur vie, vous les ensevelirez là après leur mort » ^.
Enfin, pour étendre la bienfaisante influence des chanoines réguliers, il leur permit de desservir des églises dépendantes de leur église principale. Voici, par exemple, l'autorisation significative qu'il accorde à l'abbé des chanoines réguliers de Soissons : « Nous accédons bien volontiers à vos désirs, dit-il, en vous permettant d'affecter des clercs réguliers de votre maison aux églises paroissiales dépendantes de votre monastère ; ils desserviront religieusement ces églises, et, tout en sauvegardant le droit des évêques, ils exerceront saintement le