‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 147 sur 356 · Bibliolh. Clun,, App. p · texte numérisé non relu

Bibliolh. Clun,, App. p

3. « In patrimonio suolocum statuit (Hugo) ubi de naufragio mundi fugere possent qiiïB vellent, quatenus viris Cluniacura fugienlibus et Sodoniam relinquentibus, uxores... invenirent porlum Marciuiacum. » {BibL Clun,, col. 155.)

religieuses, la très sainte Vierge étant comptée pour la centième. Marie, sous le titre de Notre-Dame abbesse; avait sa place à l'église et au réfectoire, sa portion était réservée pour un pauvre*.

En protégeant les monastères, Urbainll avait quelquefois à poursifivre en même temps dans ses repaires les plus cachés raffreuse simonie, « ce serpent vivace qui avait dressé sa tète lubrique, dit Guillaume de Malmesbury, exhalé un poison funeste, et en remplissant le monde de son sifflement meurtrier, avait corrompu les honneurs dans l'Église 2 ». C'est ce qui arriva à propos de Taffaire du rachat des autels.

Autrefois, dans les temps anciens, les paroisses étaient peu nombreuses et se trouvaient séparées par de grandes distances. Ainsi les populations rurales et serves, réparties en petits groupes sur les domaines des seigneurs, vivaient éloignées dos secours religieux. Après Tan 1000, quand on eut la passion des églises, les monastères se mirent à bâtir sur leurs terres un grand nombre de chapelles qu'on appelait altaria ou cellœ. Les seigneurs suivirent l'exemple 3. La plupart des paroisses rurales actuelles sont sorties de ces fondations.

Mais beaucoup de pieux personnages cédaient aux abbayes les églises qu'ils avaient fondées, ou qui dépendaient en quelque façon de leur juridiction. Il fallait l'assentiment des évèques. Ils l'accordèrent, mais moyennant un cens payable à époque fixée, c'est-à-dire à chaque changement de clerc desservant. C'est cette redevance qui porta le nom.de rachat des autels.

Plus tard, oh crut découvrir dans cet impôt un venin de simonie, comme l'écrivait Yves de Chartres au Pape*. Aussi Urbain II décida-t-il, à Clermont d'abord, à Nîmes ensuite, que désormais les évoques ne percevraient plus de taxe pour le

1. BibL Clun, Cf. Cluny au XI* siècle, Cucherat, p. 89, note 2. Mâcon, 1851.

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