Prospcctu utilitatis ecclosia; tolpi*aviinus. - Ibid
3. Coll. BriL, op. 33. — Voici exactoment co que porto lo texte manuscrit do cette dornièi'e phrase : « et ubi eflfoctus cessaverit causa» quo(iuocessare dobont intuitus. •
4. IvoN, Décret., Pai*s VI, cap. 407, et Coll. Bnt., Urb. ep. 23 : • pro t(îinporis laborc et occlesiœ utilitate clementer oxtitiinus ■. — Un autre canon du concile de Beauvais en 1114, est également attribué à Urbain II. (Jaffé, Hegesl., 5360. — Coll. Bnt., Urb. op. 13.) Quelques-uns l'attribuent h Alexandre 11. Mais il peut parfaitement se faire que deux papes aient attribué le môme remède au même mai.
L'évêque de Soissons, Henri, qui avait reçu rinvestiture du roi de France, fut réhabilité dans les mêmes circonstances. Venu à Rome, il offrit au Pape de se dessaisir de sa dignité. Mais celui-ci le maintint malgré lui sur son siège, à la condition qu'il ferait le serment de ne pas communiquer avec les excommuniés. Il en fut de même de Tévôque de Boauvais * .
Le doux Pontife montre la même tolérances envers les clercs. <c Par une miséricordieuse condescendance 2 », — c'est le terme qu'il emploie en écrivant au prêtre Vital, de Brescia, — il accorde d'jexercer le ministère à ceux qui ont trempé dans l'achat des églises, s'ils mènent une vie édifiante parmi les moines ou les chanoines ^K
L'évêque de Bologne s'était interposé en faveur de certains prêtres très religieux qui avaient été ordonnés de la main des schismatiques, mais par violence. Le Pape lui laisse le soin de voir, dans sa sagesse, sMl est opportun de condescendre à leur endroit. Mais ce ne sera pas une condescendance facile. Le Pape y met plusieurs conditions : que l'évêque soit, dans la pénurie de prêtres pour son église ; qu'il ne résulte de ce procédé ni scandah; ni infamie pour l'Eglise en général; et qu'enfin , les délinquants m' soient pas absous « sans le régime imposé d'une pénitence quotidienne ». Quant aux autres schismatiquement ordonnés, que l'évêque soit impitoyable *.
Dans la lettre que le Pape écrivit à Hugues de Lyon, il* s'agissait de clercs lyonnais qui avaient reçu les saints ordres, contre les canons, de la main d'évêques étrangers. Hugues s'en était plaint. Urbain les recommande à son indulgence, si toutefois leur ordination n'est point, de par ailleurs, entachée de quelque vice, et si leur vie est lionorable. Il s'appuie sur la façon d'agir de saint Epiphane, qui avait ordonné certains sujets, diocésains de saint Jean Chrysostome. Ceux donc que son esprit de modération lui fera accueillir, qu'il leur impose une