‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 154 sur 356 · Coll. Bril., Urb. op · texte numérisé non relu

Coll. Bril., Urb. op

très cher fils le prince de Salerne et du duc d'Amalfi, demandant avec instance qu'on lui rendit enfin l'église d'Aversa. Nous avons longtemps pesé la chose en conseil avec nos frères et les princes romains *• » Après mûre délibération, l'assemblée résolut à l'unanimité que Jean reprendrait l'investiture que le Pape lui avait ravie, non en vertu du droit canon, mais de son suprême pouvoir, la justice l'exigeant, eu égard à la négligence de l'archevêque.

C'est ce même Guitmond qu'Urbain II félicitait de son attitude vis-à-vis d'un certain Richard, à propos de la question des aumdnes reçues de gens impies, mais qui n'avaient pas trempé dans le schisme. Il établissait en effet une importante distinction entre la communication par l'aumône avec les schismatiques et la communication avec les simples pécheurs : « Mis en présence des schismatiques d'une part, et des impies de l'autre, dit-il, nous ne pouvons en aucune manière communiquer avec les premiers, mais la chose nous est possible avec les seconds quoique pécheurs, du moment qu'ils sont jusque-là restés fidèles à la cause de l'Église et surtout qu'ils sont dans la disposition de s'amender. Autrement, il faudrait sortir de ce monde. Moyennant ces promesses, nous les avons nous-même absous dernièrement dans la fête de saint Pierre. » Comme ce Richard n'avait pas été excommunié nommément et qu'à sa mort il n'était pas en communion avec les hérétiques, le Pape déclarait donc qu'on pouvait participer à ses aumônes et offrir publiquement pour lui les suffrages de l'Église '^.

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