‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 157 sur 356 · Wd., p · texte numérisé non relu

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ceux qui me méprisent seront humiliés ^ Aussi, nous rendons grâces à Dieu et sommes redevables à vos labeurs de ce que Téglise de Tolède est délivrée du joug des Sarrasins. » Puis, après qu'il a énoncé les privilèges conférés à cette église et à son chef, le Pape donne de la subordination des deux pouvoirs une belle définition qu'il nous faut citer : « Écoutez-le, dit-il en parlant de l'archevêque, comme un père très aiîné ; ce qu'il vous annonce de la part de Dieu, acceptez-le avec obéissance ; enfin ne cessez de contribuer à l'exaltation de l'Eglise par vos bienfaits et votre appui temporel. » En même temps, à la fin, il appelle la bénédiction céleste sur la vaillante épée qui aura combattu pour l'honneur et pour l'Eglise : a Que Dieu vous assure des victoires, exalte votre royaume, vous accorde longue vie et la félicité d'un règne temporel en attendant l'éternel *. » On dirait l'allocution del'évêqueau chevalier récipiendaire, dans la

cérémonie de l'adoubement : « Prends cette épée Défends

avec elle l'Eglise de Dieu et ses fidèles, disperse avec elle les ennemis du Christ ; ce qui est par terre, relève-le ; ce que tu auras relevé, conserve-le ; ce qui est injuste sur terre, abats-le; cequiest suivant l'ordre, fortifie-le. C'est ainsi que glorieux et fier du seul triomphe des vertus, tu parviendras au Royaume de là-haut où, avec le Christ dont tu portes le type, tu régneras éternellement ^, »

Dans la lettre que nous venons de citer, avec un langage apostolique où percent tout à la fois sa fermeté en présence des grands et sa compassion pour les persécutés, Urbain II se plaignait à Alphonse de la captivité de l'évêque de Saint-Jacques, dom Dièçue Pelaiz. Celui-ci avait été emprisonné sans raison suffisante et, contrairement aux saints canons, injustement déposé par Richard de Saint- Victor : « Une nouvelle très pénible est parvenue jusqu'à nos oreilles, écrivait le Pape au clergé de

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