I Reg., II
2. Jaffé, Regest., 53<>7. Mabillon oiRuixart, Op, posth.y III, p. 346.
3. Ms. de la Bibl. Vaticane, 4748 (xiii« siècle). V. Uiox Gautier, La Chevalerie, p. 306. C'était, en particulier, le cérémonial de Rome. Ce manuscrit commence par cette rubrique : « Comment on fait un chevalier dans la sacro-sainte Basilique de Sainl-lUerre. »
Saint-Jacques; il parait que votre évêque a été pris, jeté en prison, déposé, et que vous avez participé à l'intrusion d'un autre. Ne croyez pas que nous supportions cette abominable injustice, nous quiy malgré notre indignité, sommes établi pour la défense de la vérité ».
Alors, il jeta l'interdit sur le diocèse jusqu'à ce que l'évéque légitime fût rentré dans ses droits et écrivit à l'envahisseur pour le déclarer suspens de toute fonction épiscopale et sacerdotale jusqu'à sa comparution devant le Saint-Siège ^ C'est au concile de Huzillos, près dé Palencia, cette année même (1088), que le cardinal Richard, ancien abbé de Saint- Victor de Marseille, avait déposé Diègue, évéque d'Iria, dont dépendait alors la ville de Compostelle. Mais, à en juger par la lettre même du Pape, Richard n'était plus alors légat du Saint-Siège 2, et, déjà précédemtnent, Victor III l'avait privé de sa légation.
L'abbé Pierre qui, dans le même concile ou aussitôt après, fut élevé sur le siège d'Iria, ne devait y demeurer que deux ans et en être dépossédé au concile de Léon, en 1091, par le cardinal Raynier. En attendant, il était déposé et appelé à Rome par le Pape 3, tandis que l'archevêque de Tolède recevait lui-même du souverain Pontife, à la place de Richard, la charge de légat apostolique.
Cette question nous amène à mentionner ici, avec quelques détails explicatifs, une satire grotesque et amusante, composée, probablement du vivant d'Urbain II, contre Bernard de Tolède et le souverain Pontife lui-même. Ce pamphlet a été découvert à la Bibliothèque Vaticane il y a quelques années, il provenait de la Bibliothèque Palatine.
L'auteur sûrement n'est pas un schismatique partisan de
1. ColL Brit., Urb. cp. 10 et 20. Épistol. P. R. Lœwenfeld, p. <»0, n. 123. Dans la lettre 19 il est à noter que l'interdit est jeté sur tous les offices divins « prœterbapliitaum el consignaliûnes infantium et posnitentiam et.ohsequia mortuorum •.
2. « Richardus tune Icgatione sedis apostolicse minime fungebatur. • Epist. Urb., ibid.j p. 337. — Ferreras {Hist. gén. d'Espagne^ t. III, p. 207) dit positivemont que Richard avait été légat du Saint-Siège, mais qu'il était alors sans juri-
• diction. Mas Latrie {Trésor de ChronoL, p. 1280) donne Richard comme légat du Saint-Siège à ce concile sous Tannée IC^.