Orderic Vital, 1. VIII
5. V. cotte lettre dans Baromus, éd. Thoiner, t. XVII, p. 568, Cf. Codice Diplomatico Barese, t. 1, p. GJ, n. 33 (Bari, 1897).
vérité sont des signes, on ne doit les accepter que comme le sacrement d'un devoir.
En quittant Bari, Urbain se dirigea sur Brindes, en s'arrôtant à Trani, mais non pour y tenir un concile, comme le pense Baronius. Le concile de Trani n'eut lieu qu'en 1093. C'est de cette ville qu'il écrivit à l'évoque de Brindes, alors en résidence à Oria *. Depuis les invasions des Sarrasins, Brindes avait perdu son titre épiscopal, Oria en avait hérité. Le Pape voulut que cette dignité fût rendue à la première ville une fois sortie de son deuil. L'évêque Godwin qui n'était pas très ami des habitants de Brindes 2 et à qui d'ailleurs le site enchanteur d'Oria était plus agréable, avait laissé de côté son premier privilège et se contentait du second. Geoffroy et Sichelgaïte ^, comte et comtesse de Brindes, avec le clergé et le peuple, réclamèrent au Pape, en faveur de leur ville, les honneurs du titre et de la résidence épiscopale *. Toutefois, ce ne fut que plus tard, sous Pascal II 5, que la ville de Brindes recouvra sa dignité antique. On peut «roire que c'est durant ce premier séjour à Trani que le Pape confirma les possessions de cette église, dépendante directement du Saint-Siège, et accorda l'usage du pallium à son archevêque ^.
Quoi qu'il en soit, de Trani, Urbain se rendit à Brindes, dans la province d'Otrante, pour y faire la dédicace de l'église ''. Il semble certain qu'à cette époque il donna l'ordination à Gualterio, le premier évoque de Malte après la reprise de cette ville sur les Sarrasins par le comte Roger ^.
1. Celte ville d'Oria «'«tait sans doute le chef-lieu de la principaut<^ que saint Charles Borromée fit vendre et dont il distribua en un seul jour tout le prix aux pauvres. Godescard, t. XI, 4 novembre, eXBrev.Rum,, off. de saint Charles.