II. — Les écoles de Reims. — Gerbert. — Broo
C'est .sous la direction de saint Bruno que le futur pape fît ses premières études. Les écoles de Reims étaient alors florissantes. Les sciences y étaient fort cultivées. Les Romains jadis y avaient institué une célèbre académie. Le maître d'éloquence dt* Marc-Aurèl(?, Cornélius Fronton, donnait à Reims le nom « d'Atlièn<»s d<*s Gaules ». L'archevé(|ue de Reims Bennage, mort en 459, avait laissé ses biens aux communautés deVlercs ', et c'est après lui, sous Tautorîté de saint Rémi, que les écoles resplendirent d'un si vif éclat.
Cependant, malgré d'illustres exceptions, elles n'échappèrent jioint à la décadence qui suivit le v* siècle et que déplorait Grégoire de Tours. Dès la fin du viii* siècle, à cùté de Técole éj)iscopale, on trouve des collèges de clercs réguliers, avec Tillustre école de « rarchimonastère » do Saint-Remi^ où Ton apprenait la théologie, les éléments de la grammaire, de la rhétorique, puis l'arithmétique, Fastronomie et la musique 3. L'enseignement se. développa grâce à Tinfluenciî de Gharlemagne qui en fut l(î principal restaurateur, et l'archevêque Tilpin exécuta si
1. Cf. Mahi.ot Fkancais, Ifist. de la ville de Hcims, 11, 627. Roims, 1843.