‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 189 sur 356 · Spicil. d'Achery, t. IV · texte numérisé non relu

Spicil. d'Achery, t. IV

t. MiGNE; CLI, 431. Durant le concile, le Pape assura aux chanoines d'Angouiéme la possession de leur prévôté de Juillacdans le pays de Saintes. (/6tc{.,433.) 11 termina le différend entre Hugues de Cluny et Ponce de la Chaise-Dieu. (Anal, jur. pont., X, 540.) Il confirma les biens et privilèges du monastèi'e de la Trinité d*AulMîch, fondé par Gérard de Cambrai. (Migne, CLI, 434.) Ceux du monastère de Molême. (Pplugk-H., Acla, I, 64.) Il confirma aussi les privilèges du monastère de Sain^Facond. {Neue$ Archiv,, VI, 352.)

3. Malgré les reproches qu'Urbain II eut plus d'une fois l'occasion d'adresser à Oui, il rappelle, dans ses bulles, son « cher frère >, qualité qu'il donne généralement aux évoques. Cf. Ulysse Robert, Hi$l, du Pape CalixU II, p. 18.

hauteur la satisfaction que nous avions exigée de lui dans notre justice, tant pour le tort qu'il a fait à votre église *, que pour d'autres griefs ^. Aussi, après avoir pris l'avis du concile qu'avec l'aide de Dieu nous venons de célébrer en Auvergne, nous lui retirons tout pouvoir sur l'église et l'abbaye de Romans qui dépend de notre juridiction immédiate. Quant au vicaire qu'il vous a imposé à prix d'argent et par force, nous le révoquons et le dépouillons de cet oflBce prétendu de vicaire et de sacristain. Jamais nous ne souffrirons qu^un acte fait contre les saints canons puisse avoir quelque autorité dans l'Eglise. » En même temps Urbain défendait aux clercs d'obéir à l'archevêque en tant qu'abbé, et il confiait le soin de leur église à Adhémar du Puy '^,

Du reste, dès les débuts de son séjour en France, il avait déjà soutenu les chanoines de Romans contre les chanoines de Vienne qui exigeaient de certaines églises une redevance au détriment des premiers *. De même il avait gourmande le chevalier Guillaume de Clérieu et Francas de Royans des incursions hostiles qu'ils faisaient au détriment des clercs de Romans ^.

Mais il est temps de suivre Urbain II en France, où l'œuvre de la prédication de la croisade ne lui fera oublier ni la protection des monastères, ni la sage et prudente direction des églises particulières.

1. Gui avait destitué les supérieurs que la communauté s'était donnés, pour les remplacer par ses créatures et par violence.

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