‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 265 sur 356 · Jbid · texte numérisé non relu

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des Sarrasins adjacentes à son territoire et que les princes lui avaient concédées. Enfin, le Pape délimitait les confins de son diocèse*.

C'est à cette époque que le souverain Pontife se rendit à Tîle et cité de Maguelonne. L'évèque Arnauld de Verdala avait, dès 1060, entrepris la restauration de sa ville épiscopale. Bâtie sur nie, au fond d'un golfe voisin de l'embouchure du Rhône, Maguelonne était déserte depuis trois siècles, par le fait des terribles incursions des Sarrasins; ses habitants l'avaient abandonnée pour se réfugier au fort Substantîon, à une demi-lieue de Montpellier. Mais la ville sortait toute fraîche de ses ruines, elle était munie de solides défenses quand le Pape y fit son entrée solennelle en 1096. Voici ce que rapporte le chroniqueur de la visite pontificale : « L'an 1096, la veille des saints apôtres Pierre et Paul, le pape Urbain II qui avait franchi les Alpes pour visiter et affermir les églises des Gaules, fît son entrée à Maguelonne à la prière de l'évêque Godefroy et y resta cinq jours. Le lendemain qui était un dimanche, le Pontife, entouré des archevêques de Pise et de Tarragone, des évoques d'Albano, de Segni, de Nimes, de Maguelonne, du comte de Substantion, de Guillaume, seigneur de Montpellier, et d'une foule de chevaliers venus de toute la province, parcourut processionnellement la ville au milieu des acclamations joyeuses du clergé et du peuple rassemblés de tous les points du diocèse de Maguelonne. Après leur avoir adressé un discours -, il bénit solennellement la cité et File tout entière ; puis il accorda l'absoute générale à tous les défunts qui avaient déjà reçu ou recevraient par la suite la sépulture chrétienne dans le cimetière de Maguelonne. H octroya encore beaucoup d'autres privilèges à cette église,

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