‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 274 sur 356 · Pez, ibid · texte numérisé non relu

Pez, ibid

Il remonta jusqu'à Vienne ^ où il séjourna auprès de l'archevêque Gui dont nous avons déjà eu l'occasion de parler et auquel il adressera plus tard, comme nous le verrons en son lieu, un langage sévère. Le 18 août, nous le trouvons à Gex où il confirma les privilèges de l'église de Romans 2, et sans doute vers le commencement de septembre il rentra en Italie.

C'est avec une auréole de gloire que le souverain Pontife repassait les Alpes. Dans cette campagne qui l'avait fait si bien mériter de l'Eglise et de sa patrie, il avait sans trêve ni repos <c bien ordonné toutes choses en France, dit Bernold, réconcilié le roi et célébré de nombreux conciles. Aussi, ajoute le même chroniqueur avec enthousiasme, ce fut une marche triomphale que son entrée en Lombardie ^ »,

Un document nous signale sa présence à Asti le 9 septembre ^ et, le 14, il célébra l'Exaltation de la sainte Croix à Mortara, près de Pavie, ayant à sa suite un grand nombre de princes et d'évêques ^. Le 19 septembre, étant à Pavie, il écrivit aux habitants de Bologne une lettre importante, relativement aux croisades. Après les avoir félicités d'être demeurés fermes dans la foi catholique au milieu de l'hérésie et du schisme, il recommande à leur charité le vénérable Pontife Bernard, qu'il leur a donné lui-même pour évêque, et les exhorte à montrer leur amour pour Dieu par l'attachement qu'ils auront à son vicaire. Puis il félicite certains Bolonais d'avoii* conçu l'idée d'aller à Jérusalem, <c ce qu'ils savent bien lui être très agréable J^ ». Et il ajouta, commentant les décrets du concile de Clermont, ces paroles remarquables qui déterminent la mesure et la raison d'être des privilèges spirituels accordés aux croisés : « Sachez donc que tous ceux qui partiront là-bas, non par un motif d'ambition terrestre.

1. GiRAUD, Vabbaye de Saint- Be^mard, h Preuves, p. 15, n. 1. •2. GiRAiD, ibid,, p. 14.

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