Berxold, ibid
(>. • Quod nobis plurimum complacere noveritis ». Savioli, ^4 nna/i. Bolognesi, Bassano, 178^1, in^, t. II, 137.
mais pour le seul salut de leur âme et la délivrance de TÉglise, ceux-là obtiendront la remise totale de la peine due aux péchés ^ , dont ils auront fait une vraie et parfaite confession par la miséricorde du Dieu tout-puissant, grâce aux prières de FÉglise catholique en vertu de notre pouvoir et de celui que nous déléguons aux évêques et aux archevêques des Gaules. Nous leur accordons cette faveur parce qu'ils auront exposé leurs biens et leurs personnes par charité pour Dieu et le prochain. Seulement nous ne donnons pas de faculté aux clercs et aux moines de partir sans Tautorisation de leur évèque ou de leur abbé. En outre que Tévèque ait soin de ne donner à ses diocésains le même pouvoir sans Fassentiment^des clercs. Il faut prévoir aussi que les jeunes gens mariés n'entreprennent témérairement un pareil voyage sans l'agrément de leur femme ^. »
Nous avons déjà vu quelle prudence mettait le Pape dans Torganisation du grand voyage. Cette dernière lettre le prouve éloquemment.
A Milan où il s'arrêta à son retour de France, il fut reçu par une foule immense à laquelle il fit un magistral discours sur les grandeurs de la cléricature et contre les horreurs de la simonie. Landulfe de Saint-Paul, dans son histoire de Milan, en a conservé le souvenir ^.
Mais pour ajouter les actes aux paroles, il voulut contribuer à la glorification d'un zélé défenseur du célibat ecclésiastique. Le chevalier Herlembaud, pour avoir persécuté les viles créatures « que l'enfer accostait sur la route des clercs », avait été mis à mort martyr de son dévouement à Tune des causes les plus sacrées dont le Pape ^'était fait l'infatigable champion. Urbain II le canonisa et fit enfermer ses restes dans un tom-
1. « Pœnilentiam totam peccatorum ^^,11 s'agit bion clo la peine due aux pochi'*s.