‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 276 sur 356 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. « (Urbanus) de Francia Mediolanum redivit. In (|ua civitate cum ipse papa staret in pulpito sancUB Teglae, imnionsiv multitudini liominum utriusquo sexus prsedicavit, et pra»dicando do sua magna sapientia protuletquod minimus clericulus de ecclesia Dei est major (|uolibot repe mortali. Addidit etiam quod clerioi et sacerdotes per pecuniam in ecclesias non sunt introducendi, sed por eloctioncm horainura qui sunt ecclesiarum vicin' •. Landllfi de Sancto Paulo, Histor, Mediolan., M, G,, SS., XX, 37.

beau plus convenable en l'église de Saint-Denys. Sur la muraille qui recouvrait le corps du saint, fut peinte la scène de son martyre. C'était sous le pontificat de Gui, archevêque de Milan 1.

A Milan encore, le Pape ordonna aux moines de Saint- Ambroise de Milan, pour la seconde fois, de laisser les chanoines en possession des oblations dont ils jouissaient depuis quarante ans. Le décret fut par lui rendu à Crémone où il se trouvait le 9 octobre ^. C'est de là aussi qu'il data, en faveur de l'abbaye de Saint-Basle, au pays de Reims, un nouveau privilège ^. Quelque temps auparavant Philippe, évêque de Ghâlons, et son frère le comte Hugues, d'une part et, de l'autre. Gui de Châtillon, son fils Manassès, Yidame de Reims, et l'archevêque de Reims lui-même Manassès II de Châtillon, avaient renoncé à tout droit d'avouerie sur l'abbaye de Saint-Basle. La charte d'Urbain II confirma Cette renonciation et supprima les avoués séculiers du monastère *. Qu'étaient-ce que ces avoués? Leur origine remontait à Charlemagne. Les évêques et les abbés avaient coutume de confier la défense des intérêts de leurs églises ou de leurs monastères à des seigneurs laïques ou avocats chargés de représenter leurs droits. Peu à peu les abus survinrent, les protecteurs se changèrent parfois en tyrans qui fatiguaient d'exactions ceux qu'ils avaient mission de protéger. Le mal vint surtout des auxiliaires que se donnaient les avocats dans l'exercice de leur charge et qui portaient le nom de viceavoués. Si réellement les seigneurs de Châtillon, au lieu d'être

1. Celte canonisation eut lieu lors du retour du Pape en Italie, et non pas avant son d<»part pour la Fi'anco, malgrô ce qu'en dit Puricellus. Cf. Baromus, AnnalyXYin, ad ann. 1096. p. 41, n. 16.

2. Pflugk-IIarttuxg, Acta, II, p. IG3, n. lîKî. De Cn^nione encore, le 16 du mc^nu» mois, il confirma les biens du Parthénon de Saint-Jean l'Évangéliste de Crémone, à la demande de Pabbesse Gisèle.

3. Quoique cette pièce porte l'année 1()98, tous l<»s signes chronologiques qui s'y trouvent la ramènent évidemment à l'année lOlHi. Elle porte aussi en inscription, au lieu du texte ordinaii^e de TÉcriture, les paroles suivantes séparées par des croix : legimus, firmaviraus, sancte Basole. Dom Ruinart suppose que cj?tle formule a été inspirée au Pape par son grand amour pour saint Baslo, près du monastère duquel il avait reçu sinon la naissance, au moins l'e'ducation.

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