‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 295 sur 356 · MiGNE, eu · texte numérisé non relu

MiGNE, eu

2. Ainsi il confirma, le 14 mars, la donation du monastère de Ssint-Vigor de Bayeux, faite par Tévèque Adon à Jarenton, abbé de Saint-Bénigne de Dijon. (MÎgxe, CLI, 500.)

3. MiGNE, 500. Citons ici d'autres privilèges faits à cette époque : au monastère Saint-Martin de Wiblingen (Migse, CLI, 501) ; au monastère de Gottwich (Jaff*, Regesi., 5098); à l'église dX'rgel (Migne, CLI, 50*2) ; à Landulfe, prévôt <lc

ville de Huesca que le roi Sanche Ramirez d'Aragon avait reprise sur les Maures, il y rétablit le siège épiscopal qui avait été transféré à Jacca ^ .

C'était l'époque où saint Robert de Molesmes, abandonnant la direction de son monastère, s'enfonçait dans la solitude de Citeaux, pour y jeter, avec l'autorisation de Gauthier, évêque de Chalon-sur-Saône, les fondements d'un ordre célèbre.

Mais il est temps de revenir à saint Anselme de Cantorbéry, qui se rendit à Rome au commencement du printemps de l'année 1098.

D'après le récit d'Eadmer, Anselme n'avait pas vécu une année en paix avec le roi. Persécuté et désespérant d'être utile à son église, il s'était résolu à partir pour Rome et s'y démettre de sa lourde charge entre les mains du Pape ou trouver auprès de lui l'appui nécessaire. Il en avertit le roi qui tenait sa cour à Windsor et sollicita vainement de lui l'autorisation de s'en aller. Une deuxième demande n'eut pas plus de succès. Enfin il la renouvela une troisième fois à Winchester où le roi était en assemblée le 15 octobre 1097. C'était déjouer les machinations haineuses dont il était l'objet de la part de la cour. Le roi s'était obstiné dans son refus, alléguant qu'Anselme n'avait sur la conscience aucune faute dont il dût demander l'absolution, ni aucun conseil à solliciter, car, ajoutait-il, en fait de conseils, Anselme est bien plus à m(^me d'en donner au Pape que d'en recevoir de Sa Sainteté.

Quant à l'archevêque, s'il passait outre, lui, Guillaume, réunirait à son propre domaine tous les biens de l'église de Cantorbéry, car il ne supporterait pas qu'un prélat faillît à son serment d'obéir aux usages et aux coutumes du royaume. « Qu'il me jure, déclara le roi, ou de ne jamais en appeler au Pape, ou bien qu'il quitte l'Angleterre ! w Anselme, averti officiellement de ces menaces, vint trouver Guillaume et lui dit : « Ce que vous alléguez de mon savoir-faire et de ma tranquillité de conscience est tout

L'église Sainl-Ambroise de Milan (Gillim, Memove di MHano, Milano, 17G0, IV, 542); à Téglise d'Huesca. (Mione, CLI, 5<)1.)

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