‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 31 sur 356 · On appelait autel les revenus d'une église · texte numérisé non relu

On appelait autel les revenus d'une église

X • Solidos XX... qui ex patris mei consensu instituti sunt -, dit le pape. Lrbain II, par cette bulle du 20 mars 1006, confirmait aux religieux de Saint-Pierre de Binson, outre les privilèges ordinai l'es des moines de Cluny, la possession paisible d'abord du liexi de Binson, qui provenait de ses parents, puis del'aWfl'T

Coincy, dont son fils, à Cluny, était le grand prieur, vinrent s'établir sur ses domaines. Quoi qu'il en soit, il leur donna une terre, et cette donation fut confirmée plus tard par Urbain II dans la charte que nous venons de citer*. On comprend qu'Odon se soit empressé de seconder les desseins généreux de sa famille temporelle en faveur de la famille spirituelle dont il était devenu le père. Comme les fils de noblesse apportant leur patrimoine à Jesus-Christ, il devait se réjouir de voir son domaine sanctifié par le séjour des moines et des moines de son Ordre. On peut donc le considérer à bon droit comme le bienfaiteur insigne de l'antique prieuré. C'est déjà un honneur pour celui-ci. Mais peut-il revendiquer celui d'avoir été sanctifié par la présence permanente dugrand prieur de Cluny ? Quelques historiens l'ont cni^. Toutefois il n'existe aucun ancien document écrit qui permette de l'affirmer. D'ailleurs, on ne peut guère supposer que le bienfaiteur de Binson y ait vécu comme simple religieux, ni m(*me comme prieur d'une communauté naissante, après avoir rempli à Cluny la plus importante des charges hormis celle de Tabbé^. Toutefois, il n'est pas invraisemblable d'admettre qu'Odon soit venu passer quelque temps sur ses terres pour installer ses chers fils et encourager leurs débuts dans la nouvelle fondation par sa présence et par ses conseils.

oa revenu paroissial de l'église Saint-Nicolas de Binson. Il faut soig:neusement distinguer ces deux confirmations. C'est ce que n'a point fait Duchesne et c'est <^o qui a causé son erreur sur la famille d'Urbain IL

U a confondu le fief de Binson avec Valtare de Saint-Nicolas et il en a conclu Mue, par le mot parentum, Urbain II entendait les Chàtillon. En réalit('>, il n'y a aucune preuve écrite que les Chàtillon aient jamais donné quelque chose aux moines de Binson ; ils ont seulement cédc^ à Téglise de Soissons le patronat de la paroisse. ^

Cet altare de Binson avait dû appartenir originairement aux Chàtillon et faire probablement partie de la dot d'Isabelle, femme d'Eucher de Lagery. « En tout cas, il avait été donné à l'évèque de Boissons, de là avait passé aux chanoines de la même ville, puis à Coincy et enfin au prieuré de Binson. Migne, Pat, laf., TLl, -fiO.

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