‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 32 sur 356 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

2. AxDRÉ Duchesne dans son Iliêloire de la maison de Chàtillony p. H), et M^RLOT, Meir, Rem. hisL, II, 213.

3. D'autant plus que cette communauté naissante devait ôtro assez restreinte puisque Coincy, la maison mère, n'est qualifiée, dans la charte de 1077, que iVAbhatioïa,

Que serait devenue cette fondation dans la suite ? Les documents relatifs à cette histoire locale font presque entièrement défaut. Ce que Ton sait, c'est qu'après les guerres civiles du XVI' siècle, quand le bourg disparut, le prieuré tombé en commende fut abandonné par les religieux. Le bénéfice, qui était de 1.500 livres environ, devint la propriété du prieur de Coincy, lequel commit à un vicaire le soin de l'église, moyennant la concession des dîmes. A la fin du xvi^ siècle, les bâtiments du monastère servaient de logement à un fermier, et l'église était la paroisse des hameaux voisins*. Le culte y cessa comme partout à la Révolution, et en vertu d'un article de loi qui faisait retourner la propriété des églises abandonnées aux églises paroissiales du territoire, elle fut dévolue à la fabrique de Chàtillon, tandis que le prieuré était vendu comme propriété nationale. En 1838, la fabrique de l'église de Châtillon vendit la pauvre église déserte qui fut transformée en une grange. Mais le nouveau propriétaire, quelques années plus tard, en 1858, en fit don au cardinal Gousset qui, à son tour, la donna à la mense archiépiscopale de Reims ^.

Il était réservé au cardinal Langénieux, le restaurateur du culte du B. Urbain II, de rendre à l'église monacale son antique jeunesse. Du pied de la statue monumentale qu'il a élevée au grand pape, sur le plateau de Châtillon, on peut contempler cette restauration magnifique. A quelques centaines de mètres de la Marne qui serpente dans la plaine, à la base et au premier plan d'un amphithéâtre de collines boisées, sur un renflement de terrain qui pointe dans la vallée en forme de promontoire, s'élève le prieuré de Binson et son église, comme un

1. D'après l'abbé PÉcHPaR {Annales du diocèse de SoissonSj t. II, p. 76), autrefois réglise du prieuré ne servait pas à la paroisse, mais il y aurait eu pour la paroisse une seconde église élevée dans le village de Binson et dédiée à saint Nicolas. L'abbé Pécheur ne cite cependant aucun texte à l'appui. En tout cas, il est certain que l'église du Prieuré était affectée au culte paroissial au xvni* siècle. (ÉUxi ecclésiastique et civil du diocèse de Soissons en 1783, p. 118.) Les habitants (les hauicaux d'Orquigny et de Montigny assistaient aux oflices religieux à Binson. (Cf. Lefèvre-Pontalis, Varckiteclure reliffieusedans l'ancien diocèse deSoissons au XI' siècle et au xïi« siècle, p. 180 sqq. Paris, Pion, 181>4.)

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