‹ Un Pape français: Urbain IIChapitre 324 sur 356 · Sap., IX · texte numérisé non relu

Sap., IX

première croisade — il conviendrait d'y adjoindre comme devise ces mots ^ : Pro Ecclesiœ libertate.

1. Ce mot a d'ailleurs éu? inséré dans l'oraison de l'office du B. Urbain II : « Dite Jesu Christe, qui beato Pontifici Urbano pro Ecclesiœ lux Hberlate et décore féliciter decertare tribuisti ...,etc. » Cette même parole est également une réminiscence de la réserve fameuse que formula Pascal II, en 111 : Cogor pro Ecclesia libertate, lorsque, luttant aussi pour la liberté, il fut contraint de couronner Henri V qui manquait à ses promesses.

Notre étude sur Urbain II serait incomplète si nous n'établissions l'évolution historique qui s'est faite relativement à la reconnaissance de sa sainteté personnelle et à son culte. Il est donc opportun que nous exposions les éléments sur lesquels repose le titre de Bienheureux qui lui a été confirmé dans ces derniers temps par S. S. Léon XIII. Nous nous bornerons à faire la synthèse des principaux documents sur lesquels Rome s'est appuyée pour reconnaître l'antiquité du culte rendu à Urbain II. Enumérer les témoignages des auteurs contemporains et ceux des écrivains postérieurs, en faveur de ses vertus et de ses mérites, rechercher les traces de son culte à travers les âges, et rappeler ce qu'a fait en sa faveur Léon XIII à la demande du cardinal Langénieux, archevêque de Reims, suffira à notre tâche.

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