Rl'inart, op. cit., ibid
cesseur sur le siège d'Ostie, comme de nombreux prodiges s'accomplissaient, un jeune homme, se trouvant près de son tombeau, s'écria qu'il consentait à perdre ses membres si, par les mérites d'Urbain qui s'appelait Odon, un miracle s'était jamais produit ou pouvait s'accomplir. Il n'était pas sorti qu'il perdit l'usage de la parole et fut frappé de paralysie d'un côté ; le lendemain même, il mourait, rendant par sa mort témoignage à la sainteté d'Urbaine »
André du Ghesne^ cite un ancien chroniqueur qui rapporte le même fait. Gaétan, abbé du Mont-Gassin, dans sa Vie de Gélase 11^, Ruinart, dans sa Vie d'Urbain 11^^ Mabillondans \es Annales Bénédictines^^ l'acceptent également sans le démentir. Guibert, en disant qu'un grand nombre de prodiges s'accomplissaient, et cela, sur l'autorité de l'évêque d'Ostie, successeur d'Urbain II sur ce siège, nous donne clairement à entendre que, si ce seul miracle est rapporté en détail, il y en eut beaucoup d'autres.
Gomment d'ailleurs, sans ces miracles ou sans d'autres faveurs célestes extraordinaires, expliquer le concours du peuple, qui, au témoignage de Mallius et de Baronius * qui le répète, se pressait autour de son tombeau?
Et cette vénération et ce culte ne se sont jamais démentis dans les siècles postérieurs. Nous en avons encore le témoignage de l'histoire.